Wi’anArt #14 : Atelier avec Shamika Germain

Lundi 12 janvier, de 14h à 17h,  les élèves de 1ère option Arts plastiques et leur enseignant, M. Gorin, ont reçu l’artiste guadeloupéenne Shamika Germain, dans le cadre de la 14ème édition Wi’anArt.
Après un temps de rencontre et d’échanges autour du travail de l’artiste, les élèves ont pris part à un atelier de pratique artistique sur le thème Identités invisibles.
 
La première heure a ainsi été l’occasion de découvrir sa démarche artistique intimement liée à son histoire personnelle :
Je suis né le 19 décembre 2000 à Saint-Martin, dans les Caraïbes. Mon travail artistique est profondément ancré dans mon expérience personnelle. Je traite les problèmes des abus dans les familles d’accueil et les centres de placement de la région des Caraïbes, avec un un accent particulier sur Saint-Martin. Mon travail explore également l’impact d’un l’absence de la mère dans la vie d’un enfant, un thème que je connais intimement.
 
 
Les créations des élèves donneront lieu à une exposition de restitution à la Médiathèque du Lamentin fin mai – début juin. Cette exposition présentera les productions de tous les établissements scolaires participants, aux côtés des œuvres originales de Shamika Germain.
 
D’ores et déjà, les élèves auront la chance de pouvoir découvrir sa toute première exposition personnelle au Fonds d’Art Contemporain, Habitation Beausoleil, Saint-Claude, dont le vernissage aura lieu le vendredi 30 janvier à 18h30.
 
Sous le commissariat de David Démétrius, l’exposition propose une approche sensible des récits de celles et ceux que l’on nomme « enfants placé·es ». L’artiste ouvre un espace de réflexion sur les parcours d’enfance façonnés par la séparation, l’accompagnement institutionnel et la reconstruction de soi.
Photographies et installations composent un univers intime où l’image devient un moyen de dire, de se souvenir et de se réapproprier son propre récit. La figure maternelle, présente en filigrane, traverse l’exposition comme une présence symbolique : celle du soin, de l’attention et du lien, rappelant combien ces gestes fondent nos premiers attachements et nos mémoires affectives.
Seen From Below invite ainsi à porter un regard attentif et bienveillant sur des trajectoires souvent discrètes, mais essentielles à notre mémoire collective.