Bulles en tête : les 2nde 10 imaginent des scénarios de planches BD


Le projet « Bulles en tête », soutenu par la Fondation de France, nous a été proposé par la scénariste guadeloupéenne Jessica Oublié et l’association The Ink Link, un collectif de bande-dessinée engagé. Ce projet qui mêle écriture d’invention et réflexions citoyennes a été mené par l’enseignante de lettres modernes, Mme Muriel Larifla, et la classe de 2nde 10, avec le concours du CDI, dans le but de créer une planche BD dénonçant une situation de discrimination, avec l’aide de Jessica Oublié et un dessinateur professionnel de bande-dessinée. 

C’est autour d’un échange en ligne avec trois dessinateurs, le mardi 2 juin 2026, que les élèves de la Seconde 10 ont clôturé de belle manière ce projet qui avait débuté en février 2026.

Les élèves ont pu imaginer trois scénarios de planches BD autour de la thématique des discriminations. Ils ont choisi de dénoncer des situations de harcèlement ou de moqueries, que ce soit à l’école ou en dehors. Afin de ne stigmatiser personne, la décision a été prise avec la scénariste de recourir à des personnages empruntés au monde animal. Une fois leurs scénarios finalisés, les élèves ont eu l’opportunité de choisir eux-mêmes le ou la dessinatrice à qui confier la mise en images de leur travail. Leur choix s’est porté sur Noélia Diaz Iglesias, Gwendal Briec et Rémi Leroy.

Trois planches ont ainsi été créées :

C’est avec ces trois artistes qu’ils ont pu échanger lors de la rencontre du 2 juin, en présence de Jessica Oublié et des enseignants, découvrant avec enthousiasme les coulisses du processus créatif : recherches documentaires sur la faune et la flore de la Guadeloupe, études graphiques pour la conception des personnages, élaboration du storyboard…

Exemple avec le carnet de croquis de Noélia Diaz Iglesias

The Ink Link – https://www.theinklink.org/fr

Nous vous invitons à découvrir l’article paru dans France-Antilles le mercredi 10 juin


Vernissage réussi de l’exposition Wi’anArt #14

Depuis maintenant 14 ans, le Lycée s’associe avec le Collège Richard Samuel et l’association Wi’anArt pour organiser la manifestation du même nom qui vise à promouvoir les artistes contemporains de la Caraïbe auprès des élèves du secondaire dans l’Académie.

Cette manifestation artistique et culturelle s’articule autour d’un programme d’ateliers dans les établissements scolaires participants, Marie-Galante y compris, et se clôture avec une exposition de restitution ouverte au public. Cette année, pour sa 14ème édition, Wi’anArt a mis à l’honneur la jeune artiste guadeloupéenne Shamika Germain qui a décidé de développer le thème Identités invisibles.

L’exposition de restitution se tient actuellement jusqu’au 20 juin 2026 à la Médiathèque Ernest J. Pépin de Lamentin. Le vernissage s’est déroulé vendredi 29 mai de 18h30 à 20h30 en présence d’une soixantaine d’élèves dont les collégiens de Gourbeyre qui ont proposé une performance artistique très appréciée.

Nous vous invitons à découvrir le reportage de CANAL diffusé dans le JT du 1er juin 2026.

Ce reportage a été réalisé à l’occasion du vernissage de l’exposition Indentités invisibles qui s’est tenu le vendredi 29 mai à la Médiathèque Ernest J. Pépin de Lamentin. L’exposition visible jusqu’au 20 juin inclus présente des oeuvres originales de l’artiste participant à la 14ème édition Wi’anArt, Shamika GERMAIN, et les productions artistiques des collégiens et lycéens de 12 établissements de l’Académie de la Guadeloupe.

 

A l’issue du vernissage, cinq prix ont été décernés pour récompenser le travail et la démarche menée par certains élèves et leurs enseignants :

  • Collège Bois Rada de Sainte-Rose, classe de 3ème2 et Mme Christina Pichi (Arts plastiques)
  • Collège Sylviane Telchid de Capesterre Belle-Eau, classe de 4ème et Mme Céline Richard (Arts plastiques)
  • Collège Richard Samuel de Gourbeyre, classes de 4ème et 3ème et Mmes Valérie Procida (Documentation) et Annabelle Xarrié (Arts plastiques)
  • Lycée Versailles de Basse-Terre, groupes de 2nde et 1ère et Mme Agnès Cléret (Arts plastiques)
  • Lycée Baimbridge des Abymes, classe de terminale spécialité Arts plastiques et Mme Christina Jasemin (Arts plastiques)

Rencontre avec l’écrivaine Sophie Adriansen pour Des Livres & Toi #4

Mercredi 22 avril, de 9h à 11h, les élèves de 2nde 1 (Mme Varin) et de 1ère HLP (Mme Volpi) ont rencontré au CDI l’écrivaine Sophie Adriansen, dans le cadre de la 4ème édition de l’opération académique Des Livres & Toi organisé par l’ASSODOC Guadeloupe, en partenariat avec le Lycée Gerville Réache, le Rectorat, la DAC Ministère de la Culture, la Préfecture de la Guadeloupe (programme Cordée de la réussite), le Conseil Régional et le Conseil Départemental.

Rencontre de l’écrivaine Sophie Adriansen au CDI

Deux heures durant, les élèves ont pu l’interroger librement sur son métier d’écrivaine, sa méthode de travail ou ses sources d’inspiration mais aussi lui partager des écrits personnels en lien avec ses romans Le Ciel de Joy, Hacker ou L’Eté du changement. Outre ces 3 romans, les échanges ont aussi été l’occasion d’évoquer son travail en tant que scénariste de bande-dessinée, notamment de l’album Outre-mères : Le scandale des avortements forcés à La Réunion que certains élèves ont lu récemment dans le cadre de la 20ème édition BDz’îles.

Cette rencontre au Lycée Gerville Réache est la première d’un programme de plus de deux semaines en Guadeloupe. Du 22 avril au 7 mai 2026, l’autrice Sophie Adriansen ira en effet à la rencontre des collégiens et lycéens de 25 établissements de l’Académie, selon un planning qui la conduira en Grande-Terre et à Marie-Galante.

Sophie ADRIANSEN

Romancière, scénariste, novelliste, essayiste, Sophie Adriansen a publié une centaine d’ouvrages en littérature générale et littérature jeunesse depuis 2010.
Depuis 2011, elle se consacre entièrement à l’écriture après une première vie dans laquelle les chiffres primaient sur les lettres. Formée à l’écriture cinématographique à la Fémis en 2013, elle a librement adapté en scénario son premier roman.
Autrice à succès en littérature jeunesse, elle questionne notamment les libertés des femmes en littérature générale. La Remplaçante, son roman graphique qui aborde la dépression du post-partum et interroge l’instinct maternel, a contribué à libérer la parole sur ces sujets.
Lauréats de nombreux prix littéraires, ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues et disponibles dans des versions adaptées (audio, Braille, lecture facilitée…).
Elle anime des discussions autour des livres ainsi que des ateliers d’écriture en milieu scolaire et en milieu
carcéral. Elle intervient régulièrement dans des classes pour évoquer l’écriture et le métier d’écrivain avec les plus jeunes. Du Texas au Caire, du Puy-en-Velay au Dunkerquois, de classes en CDI et de bibliothèques en salles de spectacle, elle a déjà rencontré dix mille de ses lecteurs.
Elle a tenu pendant huit ans le blog de lecture Sophielit, finaliste du Prix ELLE 2011.
En 2018, elle fait partie des membres fondateurs de la Ligue des auteurs professionnels, rassemblement de professionnels de l’écriture désireux de construire les changements nécessaires pour sauver un métier en grand danger.


Les 3 romans de la sélection Des Livres & Toi en Lycée général et technologique :

Le Lycée est également heureux de vous inviter à une rencontre croisée ouverte au public avec Sophie Adriansen & Jessica Oublié : « Au-delà des cases : scandales oubliés et histoires intimes »

Vendredi 24 avril 2026 à 18h30 
Médiathèque Bernadette Cassin-Pierrot, Saint-Claude
Vente & dédicaces sur place
Modération par la journaliste Amandine Ascensio
GRATUIT – sur Inscription : https://bit.ly/3OCv9Ml

Deux voix majeures de la BD contemporaine croisent leurs regards. Du scandale du chlordécone aux avortements forcés à La Réunion, elles font de la BD un outil d’enquête, d’alerte et de récit. Elles reviennent sur ce choix lors d’une rencontre unique en Guadeloupe.
Jessica Oublié : autrice guadeloupéenne, mêle enquête et histoire du pays dans _Péyi an nou_ et _Tropiques toxiques_ , consacré au scandale du chlordécone.
Sophie Adriansen : autrice française prolifique, explore les questions de société et l’intime dans _Chère Maman_ et _Outre-mères_ , consacré aux avortements forcés à La Réunion.


Finale de la 5ème édition du concours d’éloquence à la Mairie de Basse-Terre

La finale du concours d’éloquence a eu lieu le vendredi 13 mars de 9h à 12h. 

Après une demi-finale relevée en salle de théâtre, le 21 janvier 2026, qui a vu s’affronter une vingtaine de candidats de la 2nde à la Terminale, la finale du Concours d’éloquence du Lycée Gerville Réache s’est tenue vendredi 13 mars, avec 8 candidats en pré-BAC et 3 candidats en post-BAC.

Les 8 élèves finalistes, de gauche à droite : Abonissart Sidonie (SEC2), Bestory Emmanuel (SEC9), Aubry Léa (1G3), Bechetoille Eloïse (1G3), Absalon Loana (TG1), Doppia Naama (1G5), Hatchi Mathilde (1G4) et Mpay-Nicolas Lou-Anne (TG2).

La finale s’est déroulée dans un lieu hautement symbolique, dans la salle de délibération de l’Hôtel de ville de Basse-Terre, en partenariat avec l’équipe municipale que nous remercions sincèrement.

Le jury était composé de Mme Baltzer (professeure de lettres), Mme Guebli (professeure de lettres), Faïka Joseph (étudiante en BTS SAM 2ème année, lauréate post-BAC en 2025), Chelsy Fala (élève de Term. lauréate en pré-BAC 2025) et M. Xarrié (professeur documentaliste).

Après le mot de bienvenue d’André Atallah, Maire de Basse-Terre. puis les discours encourageants de Faïka et Chelsy (marraines de l’édition), les 8 élèves et les 3 étudiants finalistes se sont lancés dans la bataille de l’éloquence.

Toutes les prestations ont été saluées par les membres du jury. Les délibérations pour définir le classement final ont été âprement discuté tant la qualité était au rendez-vous avec un propos pertinent et convaincant sur des sujets aussi divers qu’actuels : les violences faites aux femmes, la désobéissance civile, la justice sociale, l’amour ou l’égoïsme…

De gauche à droite : Absalon Loana (1er Prix), Bechetoille Eloïse (2ème Prix) et Abonissart Sidonie (3ème Prix)

Finalement après délibération et de nombreux échanges au sein du jury, dans la catégorie pré-bac, le 1er prix a été attribué à Loana Absalon (Term G1), le  2ème prix à Eloïse Bechetoille (1G3) tandis que Sidonie Abonissart (SEC 2) a remporté le 3ème prix. Dans la catégorie post-BAC, c’est l’étudiant en CPGE A/L qui a décroché le 1er Prix.

Les 3 étudiants CPGE AL finalistes, de gauche à droite : Lucas Thomis, Maël Nanor–Alibar et Thanaël Prepont–Nagera

Nous tenons à féliciter les 11 candidats finalistes pour leur engagement et leur sérieux et pour avoir su dépasser l’obstacle du stress et surmonter leur peur.

Nos sincères remerciements aux partenaires :

  • La Mairie de Basse-Terre pour la logistique et le prêt de la salle des délibérations
  • La Préfecture Guadeloupe pour l’achat des récompenses et la collation offerte aux candidats, dans le cadre du programme des Cordées de la Réussite.

Nous vous invitons à découvrir le reportage consacré par la ville de Basse-Terre à cette finale du concours d’éloquence :

 

Enfin, nous vous invitons également à découvrir les discours inauguraux des deux marraines de cette 5ème édition, anciennes lauréates du concours en 2025, Chelsy Fala (TG4) et Faïka Joseph (BTS SAM 2)

 


La performance Down par la Cie Sumo dans la cour d’honneur

Nous avons eu l’opportunité de recevoir au lycée Gerville Réache la compagnie suisse SUMO, à l’occasion d’une tournée organisée par le Centre Culturel Suisse, dans le cadre du festival Mois Kréyol de la Cie Difé Kako.
Le lundi 2 février 2026, la danseuse Mélissa GUEX et le musicien Clément GRIN (batterie) ont proposé aux élèves une performance intitulé DOWN dans la cour d’honneur du lycée.
Ce dialogue entre la danseuse et le batteur n’est pas sans évoquer les liens entre la danse et les sons du tambouyé dans le gwoka.


Exposition Histoires en miroir au Musarth

Nous, élèves de 1ère spécialité Arts plastiques et étudiants de prépa littéraire au Lycée Gerville Réache, sommes honorés de l’invitation du photographe Matthieu ROSIER à participer à l’exposition Histoires en miroir au MUSARTH de Pointe-à-Pitre du 11 au 21 mars 2026.

Lors de la masterclass qui s’est tenue au lycée du 22 septembre au 8 octobre 2025, nous avons souhaité interroger la manière dont les histoires, qu’elles soient personnelles, familiales ou collectives, se répondent et se reflètent. Le miroir, tel que nous l’entendons, n’est pas une simple surface de reflet. C’est un espace de réflexion, au sens propre comme au sens figuré.

Quelle place a la Guadeloupe et ses populations dans la grande Histoire ? Et comment cette Histoire continue-t-elle de nous traverser aujourd’hui ?

Nous avons ainsi créé 18 récits en images à partir d’images d’archives, de photos de famille et de prises de vue personnelles. Par le biais de ces 18 compositions photographiques, nous souhaitons montrer des contextes historiques et mémoriels, comme autant de parcours à la fois intimes et collectifs, au cœur de cette histoire partagée. 

Cette exposition au Musarth est une restitution publique du travail mené avec les élèves et les étudiants dans le cadre d’un projet soutenu par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, le programme des Cordées de la réussite (Préfecture) ainsi que la 14ème édition Wi’anArt.

Nous vous invitons à découvrir ci-dessous le livret édité à l’occasion de l’exposition dans lequel figurent toutes les productions accompagnées d’une note d’intention de chaque élève et étudiant.

Livret Histoires en miroir – MUSARTH-compressé (1)


Bonjour, on est un tsunami – Cie RENARDS

 

Jeudi 26 et vendredi 27 février, 136 élèves et étudiants BTS ont assisté au spectacle Bonjour, on est un tsunami de la Compagnie RENARDS (Belgique).

Grâce au programme des Cordées de la réussite et au partenariat avec le Lycée Sonny Rupaire (Sainte-Rose) et la Cité éducative, le lycée Gerville Réache a pu organiser les deux représentations à l’Auditorium Jérôme Cléry de Basse-Terre, en conviant gratuitement 184 élèves des établissements du bassin : Collège Joseph Pitat, Collège Rémy Nainsouta, Collège Richard Samuel, Lycée Raoul-George Nicolo et Lycée professionnel Ducharmoy.

Le spectacle Bonjour, on est un tsunami aborde le passage de l’adolescence à la vie d’adulte, à travers le souvenir d’un road-trip marqué par l’insouciance et l’amitié.

Synopsis : Guidé·es par leur soif de liberté, quatre ami·es réparent une 2CV toute rouillée et prennent le large, pour la première fois. Direction : l’aventure !
Comment le désir d’être libre se confronte-t-il à l’appréhension des responsabilités ? Comment la réalité répond-elle aux velléités d’émancipation ? Avec un regard autobiographique et un humour hors-pair, la Compagnie Renards / Effet Mer explore ce passage, à la fois tendre et féroce, qui marque la fin de l’enfance.

Le public scolaire a fait montre d’une grande qualité d’écoute durant les deux représentations. Les échanges qui ont suivi le spectacle ont été, le jeudi comme le vendredi, l’occasion de témoigner de leurs émotions ressenties mais aussi de questions nourries, notamment sur la part d’autobiographie de la pièce ou le travail d’interprétation du multi-personnages.

Le vendredi après-midi, les 21 élèves de Seconde option Théâtre ont eu la chance de pouvoir bénéficier d’un atelier de pratique théâtrale avec le comédien Baptitste Toulemonde ainsi que l’auteur et metteur en scène Arthur Oudar de la Cie Renards. Retour en images sur l’atelier


Wi’anArt #14 : Atelier avec Shamika Germain

Lundi 12 janvier, de 14h à 17h,  les élèves de 1ère option Arts plastiques et leur enseignant, M. Gorin, ont reçu l’artiste guadeloupéenne Shamika Germain, dans le cadre de la 14ème édition Wi’anArt.
Après un temps de rencontre et d’échanges autour du travail de l’artiste, les élèves ont pris part à un atelier de pratique artistique sur le thème Identités invisibles.
 
La première heure a ainsi été l’occasion de découvrir sa démarche artistique intimement liée à son histoire personnelle :
Je suis née le 19 décembre 2000 à Saint-Martin, dans les Caraïbes. Mon travail artistique est profondément ancré dans mon expérience personnelle. Je traite les problèmes des abus dans les familles d’accueil et les centres de placement de la région des Caraïbes, avec un un accent particulier sur Saint-Martin. Mon travail explore également l’impact de l’absence de la mère dans la vie d’un enfant, un thème que je connais intimement.
 
 
Les créations des élèves donneront lieu à une exposition de restitution à la Médiathèque du Lamentin fin mai – début juin. Cette exposition présentera les productions de tous les établissements scolaires participants, aux côtés des œuvres originales de Shamika Germain.
 
D’ores et déjà, les élèves auront la chance de pouvoir découvrir sa toute première exposition personnelle au Fonds d’Art Contemporain, Habitation Beausoleil, Saint-Claude, dont le vernissage aura lieu le vendredi 30 janvier à 18h30.
 
Sous le commissariat de David Démétrius, l’exposition propose une approche sensible des récits de celles et ceux que l’on nomme « enfants placé·es ». L’artiste ouvre un espace de réflexion sur les parcours d’enfance façonnés par la séparation, l’accompagnement institutionnel et la reconstruction de soi.
Photographies et installations composent un univers intime où l’image devient un moyen de dire, de se souvenir et de se réapproprier son propre récit. La figure maternelle, présente en filigrane, traverse l’exposition comme une présence symbolique : celle du soin, de l’attention et du lien, rappelant combien ces gestes fondent nos premiers attachements et nos mémoires affectives.
Seen From Below invite ainsi à porter un regard attentif et bienveillant sur des trajectoires souvent discrètes, mais essentielles à notre mémoire collective. 
 

Gouverneurs de la rosée et Rencontre avec Karine Pédurand

Vendredi 28 novembre, dans le cadre du Festival Ecritures des Amériques, les élèves de spécialité LLCA et les étudiants de BTS COM1 se sont rendus au Lycée des Droits de l’Homme de Petit-Bourg pour assister à la représentation théâtralisée du célèbre roman de Jacques Roumain, Gouverneurs de la Rosée, mise en scène par la Compagnie Barefoot d’Eric Bouvron.

Les élèves de LLCA et leur enseignante Mme Roch ont ensuite eu la chance, vendredi 5 décembre, de pouvoir recevoir au lycée la comédienne Karine Pédurand pour échanger autour d’un de ses spectacles précédents intitulé Médée-Kali. Adapté en 2016 de l’œuvre de Laurent Gaudé, Médée-Kali opère un rapprochement entre deux figures mythiques, Médée qui nous vient de la Grèce antique et Kali qui est empruntée au panthéon hindou.


L’étudiante CPGE AL 2, Clara Mirval, s’est quant à elle rendue sur son temps libre, samedi 29 novembre, à la soirée de clôture du Festival Ecritures des Amériques à la Résidence Départementale du Gosier. Nous vous invitons à lire son article ci-dessous :

L’objectif était de remettre leurs prix aux lauréats du concours, qui ont toutes les deux reçu leurs prix sous un tonnerre d’applaudissements du public. 

D’abord Rita Carelli, grande gagnante du concours pour son livre Terre noire, déjà récompensé du Prix São Paulo de littérature pour un premier roman en 2021, relatant l’histoire de la jeune Ana et de son parcours en tant que jeune étudiante devant naviguer à travers le deuil et la situation terrible à laquelle ses origines l’ont soumise. Puis ensuite Katia Dansoko Touré pour son roman La solitude des notes bleues pour lequel un jury du public, en partenariat avec l’aéroport, a choisi de distinguer le prix Guadeloupe Maryse Condé après plusieurs heures de débat enflammé. Très touchée, c’est avec beaucoup de modestie qu’elle est montée sur scène pour recevoir la plaque, qu’elle dédie à Maryse Condé elle même qui lui a donné l’envie d’écrire et l’a poussée à continuer personnellement avant son décès. Après avoir remercié le public, les gagnantes se sont éclipsées pour laisser place à la troupe Barefoot dont la performance devait terminer la soirée en beauté. J’avais déjà eu l’occasion d’assister à deux de leurs représentations plus tôt dans l’année, celles de Moi Tituba, Sorcière mais rien ne m’avait préparée à l’expérience que je m’apprêtais à vivre ce soir là. 

Je n’avais jamais lu le chef-d’œuvre de Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée, et je ne le regrette pas. Le découvrir à travers la performance majestueuse des comédiens Karine Pédurand et Francis Bolela soutenus par le compositeur Romain Trouillet qui agrémentait savamment le récit de musique et autres bruitages m’a laissée tout simplement sans voix. Rien ne laissait à redire, du jeu des acteurs à la manière dont ils ont retranscrit ce qui était censé être lu à un moment qui se regarde, s’écoute, n’a rien enlevé à mon plaisir, et chaque minute d’applaudissements chaleureux que nous avons fait retentir une fois que la représentation de presque une heure et demie s’est achevée était méritée et plus encore. Le travail du metteur en scène Éric Bouveron se discerne entre les lignes, chaque mot prononcé, chaque muscle tendu, chaque pas effectué l’a été avec plus de puissance et de génie encore que les fois précédentes.

Gouverneurs de la Rosée de Jacques Roumain, mise en scène par la Compagnie Barefoot d’Eric Bouvron, avec Karine Pédurand, Francis Bolela et Romain Trouillet

En somme, je n’ai pu qu’apprécier l’expérience, que ce soit les autrices et leur sagesse, la compagnie Barefoot et leur jeu d’acteurs du tonnerre mais aussi le public, dont la chaleur m’a réchauffé le cœur. Chaque personne, y compris les bénévoles aidant à faire fonctionner le festival, a eu droit à des remerciements chaleureux et son lot d’applaudissements. 

Je ne peux qu’attendre avec la plus grande impatience l’édition 2026 de ce merveilleux Festival d’écriture des Amériques.

Par chance, j’ai pu discuter un peu avec Karine Pédurand lors de sa venue au lycée pour une rencontre avec les élèves ce vendredi 5 décembre dernier. Elle m’a généreusement accordé quelques minutes de son temps. Je lui ai d’abord demandé ce qui avait changé par rapport aux dernières représentations. Elle m’a répondu que « ce n’est rien de très savant, de très intellectuel » en fait c’était l’absence de textes. Les comédiens ont dû apprendre chacune de leurs répliques par cœur. Alors j’ai voulu savoir si cela a été la source d’appréhensions particulières, comment est-ce que cela l’a fait se sentir, elle en a dit que ce n’était pas le cas, qu’elle n’avait « pas spécialement d’appréhensions, mais plutôt des questionnements » en outre, ils n’ont eu qu’un temps de répétition très court, cinq jours au total « d’abord deux jours puis trois avec une semaine d’écart ». De plus « nous devions nous préparer à faire une représentation sans fioritures, sans costumes, décors ou lumières » car la Résidence Départementale du Gosier n’en dispose pas, mais la troupe Barefoot a su en faire une force « Je dois avouer que ça a joué en ma faveur, j’ai une vue très simple du théâtre, et puis je trouve que c’était rassurant d’avoir ça en moins qui nous pesait sur la conscience ». J’aimerais vous laisser sur ces quelques mots que je trouve plein de sagesse mais également d’humilité :

« Je déteste la philosophie antillaise du tchoké, du « I bon kon sa », je suis très chauvine et quand je reviens à la maison j’aime faire du bon travail, proposer quelque chose de bien fait, de cadré, que le public peut apprécier. »


Rencontre avec l’écrivaine Katia Dansoko Touré

Les étudiants de BTS COM et les élèves de spécialité latinistes (LLCA), encadrés par Mmes M-P. HEISEL, S. ROCH et I. KUESSAN, ont eu la chance et l’opportunité d’accueillir mardi 25 novembre 2025 de 14h à 16h au CDI, l’écrivaine et journaliste Katia Dansoko Touré, auteur(e) invité(e) du Festival Ecritures des Amériques qui se tenait du 24 au 29 novembre 2025. 

Une rencontre placée sous le signe de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. 

L’œuvre particulièrement bouleversante de la journaliste culturelle à Libération, TSF Jazz et France- Antilles et auteure d’un premier roman, La solitude des Notes bleues a permis aux élèves et étudiants d’échanger en deux temps. Après la présentation de quelques diapositives permettant de contextualiser l’œuvre (avec chiffres et schémas à l’appui) et d’expliquer l’origine de la journée internationale du 25 novembre, une première partie de la discussion a porté sur le roman en lui-même associé à 4 temps de lectures d’extraits choisis par les BTS COM1 introduits par un accompagnement musical. Les étudiants ont été les organisateurs de cette rencontre littéraire, évènement culturel qu’ils ont préparés en amont.

L’auteure a ainsi pu dans un premier temps répondre à quelques questions autour des thématiques émanant de son œuvre :

  • Part autobiographique
  • Réflexion sur le culte de l’apparence et les stéréotypes véhiculés par la société particulièrement vis-à-vis des femmes
  • Dimension féministe du roman avec l’évocation des femmes-territoires parfois porteuses d’une violence insidieuse
  • Trajets dans les Atlantiques noires
  • Quête identitaire et d’autonomie de la narratrice… de son adoption à l’aube de sa vie adulte

Les élèves de la spécialité latin (LLCA) ont particulièrement relevé le lien entre réalisme et surréalisme qu’ils ont pu relier aux augures (chœurs) de la tragédie antique dans Médée (Magicienne, victime de la malédiction des Dieux).  Le deuxième temps a été davantage consacré à la casquette de journaliste et de communicante de l’auteure. Les étudiants ont ainsi pu mieux découvrir un aspect méconnu de la personnalité de l’intervenante férue de musique Jazz qui a par ailleurs transmis un message à la jeune génération : Ne jamais abandonner son rêve ou ses rêves !

Katia Dansoko Touré a pu vivre le sien jusqu’au bout puisqu’elle a obtenu pour son roman, le Prix du public Guadeloupe Maryse Condé, pour les 25 ans du Festival, qui lui a été décerné lors de la soirée de clôture, samedi 29 novembre, à la Résidence Départementale au Gosier.