Exposition « Périple pour la liberté : Histoire et combats des femmes de Guadeloupe – 19e et 20e siècles » au CDI

Du 1er au 18 décembre 2025, le CDI accueille l’exposition « Périple pour la liberté : Histoire et combats des femmes de Guadeloupe – 19e et 20e siècles » réalisée par l’association Solidarité Femmes Guadeloupe et les Archives départementales, avec la collaboration de 7 établissements scolaires : école primaire Bourg, Vieux-Habitants – collège Jean Jaurès, Baillif – collège Rémy Nainsouta, Saint-Claude – collège Suze Angély, Vieux-Habitants – collège Richard Samuel, Gourbeyre – Micro lycée, Région Guadeloupe – LPO Raoul Georges Nicolo, Basse-Terre.

11 panneaux d’exposition sont déclinés en 3 thèmes :
  • Thème 1 « Femmes, histoire et liberté » :

    • Marie-Zabeth, destin d’une femme entre liberté et esclavage
    • Marthe-Rose, dite Toto, femme martyre en 1802
    • Reine-Elizabeth, couleur, fraude et liberté
  • Thème 2 « Femmes et société coloniale » :

    • Jeanne-Rose ou l’expertise en médecine
    • Les Guadeloupéennes, stéréotypes et réalité dans la société coloniale
    • Amarreuses, lavandières, secrétaires, les femmes au travail 
  • Thème 3 « Femmes et engagement » :

    • L’engagement politique des femmes en Guadeloupe
    • Eugénie Tell-Éboué, une figure de la vie politique guadeloupéenne de l’après-guerre
    • Gerty Archimède, une femme engagée

 


Festival IMAGES #6 : Une journée au lycée

Affiche du festival

Jeudi 20 novembre, l’organisatrice et commissaire d’exposition spécialiste de la Caraïbe, Régine CUZIN, était au lycée pour la 6ème édition du Festival Images, en présence de l’artiste visuelle Louisa BABARI, pour une journée de projections et de rencontres avec les élèves et étudiants.

Cette année, Images nous a permis de découvrir les films de quatre artistes qui mettent en exergue, depuis plusieurs points du globe, les conséquences de l’histoire coloniale et la question migratoire.

Louisa BABARI, d’origine russo-algérienne, propose une lecture performée de la pensée décoloniale de Frantz FANON. L’artiste congolais Sammy BALOJI pose un regard critique sur la colonisation belge et la destruction de la forêt tropicale au Congo, à partir d’images d’archives d’un centre d’études climatiques à Yangambi. Le Guadeloupéen Jimmy ROBERT laisse son empreinte dans la mer Egée à travers une performance accompagnée de la lecture d’un texte puissant, en hommage aux réfugié.es disparu.es d’hier et d’aujourd’hui. L’artiste haïtien Samuel SUFFREN, actuellement en résidence à la Cité internationale des arts à Paris, évoque la non-résidence de jeunes migrants qui, dès la nuit tombée, se réfugient sous leurs tentes le long du bâtiment. (Régine Cuzin)


L’artiste Louisa Babari présente son travail et répond aux questions des étudiants CPGE A/L


Sammy Baloji en visioconférence

La matinée a été consacrée aux étudiants CPGE littéraires de 1ère année, sous la conduite de leur enseignant d’Histoire, M. Gilles DELATRE. Les étudiants ont eu le privilège de pouvoir échanger avec Louisa BABARI mais aussi en visioconférence avec les artistes Sammy BALOJI (RDC République démocratique du Congo / Bruxelles) et Jimmy ROBERT (Guadeloupe / Berlin).

L’après-midi a été consacrée aux élèves de 1ère spécialité Arts plastiques avec les deux groupes encadrés par leur enseignant, M. Christophe GORIN. Les élèves ont pu longuement échanger avec l’artiste Louisa BABARI à propos de son film Corps-à-corps qui traduit la pensée de Frantz FANON dans une performance sonore accentuée par la matérialité des mots / maux de la colonialité.

La venue en Guadeloupe de l’artiste Louisa Babari a été possible grâce au programme des Cordées de la réussite avec le soutien de la Préfecture et dans le cadre de la 14ème édition Wi’anArt portée par l’association du même nom.

Trois ateliers de pratique artistique ont également pu être menés au Lycée de Versailles et au Collège Richard Samuel.

Programme complet du festival Images #6 à découvrir ICI

Louisa BABARI (née à Moscou, vit à Paris) est une artiste française d’origine russe et algérienne qui travaille à l’intersection de la photographie, du cinéma, de l’art sonore, de la théorie critique et de la littérature.
Diplômée de l’Institut d’Études politiques de Paris et de l’Institut national des Langues et Civilisations orientales, sa pratique explore la politique et la poétique de l’image, du son et du discours en tant que formes d’autodétermination, d’appartenance et de dissidence. Sa production artistique active formes et textes liés aux changements esthétiques et sociaux dans les anciens pays socialistes, aux résistances et luttes d’indépendance, à l’exploration de ses archives familiales, aux questions liées au corps, à l’architecture, à la littérature et à la traduction. Son travail a été exposé et diffusé aux biennales de Dakar et Jaou à Tunis, au Centre Georges Pompidou, à la Fondation Cartier (Paris), au Mucem (Marseille), à Bozar (Bruxelles), à Londres, Berlin, Alger et New York. En 2023, elle est lauréate du Prix AWARE pour les artistes femmes.

 

Depuis 2005, Sammy Baloji explore la mémoire et l’histoire de la République démocratique du Congo. Son travail est une recherche continue sur le patrimoine culturel, architectural et industriel de la région du Katanga, ainsi qu’une remise en question de l’impact de la colonisation belge. Son utilisation des archives photographiques lui permet de manipuler le temps et l’espace, comparant ainsi les anciens récits coloniaux aux impérialismes économiques contemporains. Ses œuvres vidéo, installations et séries photographiques soulignent la manière dont les identités sont construites, transformées, perverties et réinventées.
Son regard critique sur les sociétés contemporaines constitue un avertissement sur la façon dont les clichés culturels persistent à façonner des mémoires collectives et permettent ainsi aux jeux de pouvoir sociaux et politiques de continuer à dicter les comportements humains. Comme il le déclarait dans un entretien récent :
« Je ne suis pas intéressé par le colonialisme comme nostalgie, ou par le fait qu’il s’agisse d’une chose du passé, mais par la perpétuation de ce système ».
Sammy Baloji (né en 1978 à Lubumbashi, RD Congo) vit et travaille entre Lubumbashi et Bruxelles. Chevalier des Arts et des Lettres, il a reçu de nombreuses bourses, récompenses et distinctions, notamment lors des Rencontres africaines de photographie de Bamako et de la Biennale de Dakar et a été lauréat du Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative.
En 2019-2020, il était pensionnaire de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis. Sammy Baloji est co-fondateur en 2008 des Rencontres Picha/Biennale de Lubumbashi.
Il enseigne aujourd’hui au Fresnoy – Studio national des arts contemporains.
Parmi ses expositions monographiques récentes : EMST Athènes (2025), Goldsmith CCA Londres (2024), Palazzo Pitti, Florence (2022), Beaux-Arts de Paris (2021), Lund Konsthall & Aarhus Kunsthal (2020), Le Point du Jour, Cherbourg (2019), Framer Framed, Amsterdam (2018), Museumcultuur Strombeek (2018), The Power Plant, Toronto & WIELS, Bruxelles (2016-2017) et Mu.ZEE Kunstmuseum aan zee, Ostende (2014).
En 2023, il a participé aux Biennales de São Paulo, de Sharjah, et à la Biennale d’architecture de Venise ; à la Biennale de Sydney (2020), à la Documenta 14 (Kassel/Athènes, 2017) ; en 2015, aux Biennales de Lyon et de Venise et au Festival Photoquai, Musée du Quai Branly. En 2023, il occupe la 11ème place dans le Power 100, le classement des « personnalités les plus influentes du monde de l’art » de la revue britannique ArtReview. Sa première exposition à la galerie Imane Farès, à Paris, s’est tenue en 2016 et fait désormais partie des collections de la Tate à Londres.

 

Jimmy Robert est un artiste multidisciplinaire qui travaille dans les domaines de la performance, de la photographie, du cinéma et du collage. Estompant souvent les frontières entre ces différents médias, son travail explore la manière dont le corps peut être personnifié à travers les matériaux. Ses performances sont minutieusement chorégraphiées dans des espaces d’exposition ou en dialogue avec l’architecture existante, s’inspirant de performances historiques et de récits complexes qui font référence à l’histoire de l’art, au cinéma et à la littérature.
Né en Guadeloupe en 1975, Robert réside actuellement entre Paris et Berlin. Il a fait l’objet d’une rétrospective à mi-carrière au Nottingham Contemporary en 2020, qui fut présentée dans d’autres institutions internationales en 2021. Parmi ses expositions personnelles récentes : Moderna Museet, Malmö (2023), Kunsthalle Baden-Baden (2022) et The Hunterian, Glasgow (2021). Sa dernière œuvre, Joie Noire, a été présentée pour la première fois en 2019 au KW Institute of Contemporary Art, Berlin, puis rejouée en 2023 au Centre national de la danse, Pantin. Une monographie complète sur l’œuvre de Robert a été publiée en 2024.

 

Samuel Suffren est un artiste visuel, réalisateur et producteur haïtien. Ses objets filmiques s’inscrivent dans une démarche de cinéma poème où récit et photographie se rencontrent librement créant des formes narratives ouvertes, sensibles. Sa trilogie de courts-métrages, inspirée de l’histoire de son père et de son rêve d’émigrer aux États-Unis, a été saluée à l’international. Le premier volet, Agwe, est sélectionné au Festival de Locarno en 2022 et remporte le prix Paul Robson au FESPACO 2023. Le deuxième, Des rêves en bateaux papiers, sélectionné au Festival de Sundance en 2024, remporte plusieurs distinctions dont le prix du meilleur court-métrage à Nashville et Tirana, le qualifiant pour les Oscars. En 2025, Cœur Bleu, le dernier film de la trilogie, est sélectionné à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes.


Lancement du Concours académique EDD sur les mobilités durables #2

En vue de la Semaine Européenne de la Mobilité qui se déroulera du 16 au 22 septembre 2026, la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, le Rectorat, la Région Guadeloupe, les communautés d’agglomération CANGT, CANBT et CAGSC, le comité régional de cyclotourisme de Guadeloupe, Mon école de vélo, Mawaly, le Lycée Gerville Réache et l’association Wi’anArt souhaitent sensibiliser les jeunes aux enjeux de la mobilité durable, en proposant un concours qui se décline en 4 catégories distinctes :

  1. Création d’un VISUEL (dessin, image numérique ou photo)
  2. Création d’un SLOGAN (destiné à être associé au visuel choisi par le jury)
  3. Création d’un SPOT RADIO (durée : 30 secondes)
  4. Création d’une VIDEO sur les acteurs de la mobilité durable (durée : 1min30 max)

Tous les supports lauréats seront intégrés à la communication de nos partenaires pendant la Semaine Européenne de la Mobilité du 16 au 22 septembre 2025.

Les trois meilleures productions dans chaque catégorie seront récompensées par un Prix lors d’une cérémonie qui aura lieu le mercredi 3 juin 2026 à 10h (lieu à confirmer).

Ce concours est ouvert aux collégiens et lycéens ainsi qu’aux étudiants âgés de 24 ans maximum scolarisés dans l’Académie de la Guadeloupe.

Chaque participant peut envoyer une à plusieurs créations dans chaque catégorie (visuel, slogan, spot radio ou vidéo), avant le 11 mars 2026 minuit, à l’adresse mail

concours.mobilite.durable@gmail.com

Nous vous invitons à prendre connaissance du règlement ci-dessous : 


Les CPGE A/L ont rencontré l’autrice Laura Nsafou

Vendredi 14 novembre, les étudiants en classes préparatoires littéraires de 1ère et 2ème année ont rencontré l’autrice Laura NSAFOU, avec la contribution de l’association « Les Pacotilleuses » qui a organisé sa venue en Guadeloupe à l’occasion de la sortie en librairie de l’ouvrage Ecrire avant l’aube, une biographie sur Toni Morrison.

Avec leurs enseignantes de lettres, Mme Bougrer-Cinqval, et d’espagnol, Mme Cruces, les étudiants ont échangé sans discontinuer pendant deux heures avec l’écrivaine à propos de trois de ses œuvres, la bande-dessinée « Nos amours croisées » (dessin Camélia Blandeau, éd. Marabulles, 11/05/2022), le roman « Nos jours brûlés, tome 1 » (Albin Michel jeunesse, 15/09/2021) et la biographie « Ecrire avant l’aube : Toni Morrison » (Albin Michel, 15/10/2025).

Ces échanges très riches ont été l’occasion d’aborder de nombreux thèmes, en particulier le mouvement littéraire et culturel de l’afrofuturisme, l’univers du merveilleux ou la représentation des Noirs dans la littérature. Extraits en vidéo :



Les élèves du pôle Handball ont débattu sur le cyberharcèlement

Mercredi 12 novembre, de 17h à 18h45, les 46 élèves du pôle Handball filles et garçons ont pris part à un temps d’échange sur le cyberharcèlement, grâce au programme de la Cité éducative Baillif / Caspesterre Belle-Eau / Basse-Terre. L’originalité de cet échange est qu’il reposait sur une séance de théâtre forum conçue et animée par la Cie Milétoiles autour de cette forme de violence qui se développe de plus en plus, notamment chez les jeunes.

Le théâtre-forum est une méthode de théâtre interactif créée par le Brésilien Augusto Boal pour les opprimés. Il vise à la conscientisation, à l’émancipation et à la transformation sociale à travers le dialogue avec le public et l’improvisation. Une situation conflictuelle est d’abord jouée par les comédiens, avec un dénouement dramatique, avant d’engager le dialogue avec le public pour tenter de remédier à cette situation et éviter le drame. A plusieurs reprises, le public est ainsi invité à remplacer un.e comédien.ne pour changer le cours des choses.

Ici, dans la scène créée par la Cie Milétoiles, de jeunes lycéens décident de partager sur les réseaux des nudes pour se venger d’une rupture sentimentale. Dès le lendemain, la jeune fille victime de messages violents met fin à ses jours. Cette situation interroge non seulement le rôle joué par les jeunes et leur part de responsabilité dans le fait de diffuser ou partager du contenu malveillant, mais elle met également en valeur le rôle joué par l’entourage, en particulier par les parents.

Au gré des échanges très riches, les élèves ont ainsi remplacé trois protagonistes, tout en évoquant les dommages causés par le cyberharcèlement et les risques encourus.

1 collégien sur 5 est concerné par des cyberviolences, selon le Ministère de l’Éducation Nationale

Le harcèlement commence souvent dans la classe et se poursuit en dehors, à la maison, via le smartphone et les réseaux sociaux. Les pouvoirs publics ont annoncé le 27 septembre 2023 le lancement d’un plan interministériel de lutte contre le harcèlement à l’école, à travers notamment le dispositif pHARe et un numéro unique, le 3018.

Le signalement d’une situation de harcèlement ou tout contenu illicite sur internet peut également se faire via la plateforme PHAROS


Inauguration de l’espace Racines vivantes conçu avec les éco-délégués

Le mercredi 29 octobre 2025, a eu lieu l’inauguration de l’espace Racines vivantes à Basse-Terre, un lieu de détente ouvert au public qui a été conçu avec l’aide des élèves éco-délégués du lycée et un groupe d’étudiants de l’IUT de Saint-Claude, dans le cadre de la Politique de la ville avec le soutien de la DEETS, DAC Guadeloupe, CAGSC, PNG, Région, Département et Mairie de Basse-Terre 

L’ancien élève Denjeffer Guerrier, aujourd’hui étudiant en BTS SAM 2ème année, a souhaité prononcer un discours à cette occasion, au nom de tous les jeunes qui ont pu participer à cette réalisation :

C’est un grand plaisir d’être ici aujourd’hui pour inaugurer cet espace que nous appelons « Racines Vivantes ». Ce lieu symbolise le lien entre la nature, la culture et notre communauté.
Ce projet a vu le jour grâce à la volonté des éco-délégués du lycée Gerville-Réache et des étudiants de l’IUT de Saint-Claude, qui ont voulu donner vie à un espace ouvert, verdoyant et accueillant pour tous. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par l’association Wi’anArt, la mairie de Basse-Terre et de nombreux collaborateurs engagés.
Ensemble, nous avons voulu créer un lieu qui inspire : un endroit où l’art, l’environnement et la convivialité se rencontrent. Les œuvres présentes, réalisées par des artistes comme Béliza Troupé, Benoît-Gilles Michel et Henri Hilaire, rappellent nos racines, notre histoire et la beauté de notre île.
Je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui ont participé à ce beau projet — élèves, artistes, bénévoles, techniciens, enseignants et partenaires. Grâce à vous, cette parcelle devient un symbole d’unité et de respect pour la nature.
Que « Racines Vivantes » continue de grandir, de rassembler et d’inspirer toute la population de Basse-Terre !

La parcelle AN 512 qui accueille cet espace est située sur une ancienne friche urbaine dans le quartier de Bas-du-Bourg, Elle a été identifiée lors d’une visite avec le Maire de Basse-Terre et choisie pour son emplacement dans un quartier prioritaire et sa configuration à l’angle de la rue des Corsaires et de la rue Delrieu.

En 2023-2024, les élèves éco-délégués et étudiants ont élaboré différents projets d’aménagement, en tentant de lier espace végétalisé, créations artistiques, lieu de détente et activité physique. 

L’association Wi’anArt et ses partenaires ont ensuite œuvré pour réaliser l’aménagement retenu qui comprend les réalisations suivantes : 

  • Une fresque murale “Mangrove” réalisée par l’artiste Henri HILAIRE : peinte à l’acrylique, cette grande fresque rend hommage à la mangrove guadeloupéenne, ses paysages mouvants et sa biodiversité. Ce panorama invite à la contemplation et à la prise de conscience écologique.
  • Deux fresques en céramique “Ramification III” par l’artiste Béliza TROUPÉ : ces deux tableaux mêlent branches et vaisseaux sanguins afin de mettre en exergue l’intériorité du corps et du végétal.
  • Une sculpture “Lalwé et conk a lanbi” par l’artiste Benoît-Gilles MICHEL : Cette sculpture moulée en forme de jarre célèbre la symbiose du végétal, de l’organique et du minéral, à travers des empreintes de plantes et de coquilles, dont les conques à lambi, symboles marins profondément ancrés dans la culture antillaise.
  • Une végétalisation du site : Outre le gazon au sol, des plantes grimpantes ont été mises en terre afin de constituer peu à peu un mur végétal.  Deux grands bacs, en forme de proue de barque, accueillent des palmiers qui contribuent également à la végétalisation du site.
  • Des équipements de loisirs comprenant deux appareils de fitness extérieur avec recharge par câble USB et une table de jeux pour quatre joueurs.

Nous vous invitons à découvrir les reportages réalisés à l’occasion de l’inauguration par NewsAntilles, RCI Guadeloupe et France-Antilles.

https://rci.fm/guadeloupe/infos/Societe/Racines-Vivantes-quand-lart-reinvente-lespace-public-Basse-Terre


Photographie et archives, raconter l’esclavage avec Matthieu Rosier

Nous avons eu la chance d’accueillir au lycée, dans notre appartement réservé aux invités, le photographe et artiste visuel Matthieu ROSIER du 22 septembre au 8 octobre 2025.

Durant son séjour, il a ainsi pu animer une série de rencontres et d’ateliers avec trois groupes d’élèves et étudiants : les deux groupes de 1ère Spécialité Arts plastiques et leur enseignant d’Arts plastiques, M. Christophe GORIN, et la classe d’étudiants CPGE A/L 1ère année et leur enseignant d’Histoire, M. Gilles DELATRE.

Matthieu Rosier lors de la 1ère journée avec les étudiants CPGE AL 1ère année

Lors de la première séance, Matthieu Rosier a d’abord présenter son travail de reporter, en particulier au Mali, au Kurdistan, en Turquie et en Irak.
Il a ainsi pu présenter les spécificités et la portée documentaire d’un reportage journalistique avant de faire un focus sur son travail artistique intitulé « Si Dieu veut », en hommage à sa grand-mère :

A travers ce travail, je souhaite croiser deux histoires et deux identités, celle du côté de ma famille maternelle dans l’Hexagone et celle, du côté paternel, une famille guadeloupéenne afro descendante qui a pour pilier central, Clarice Rosier, ma grand-mère, aujourd’hui âgée de 104 ans et mère de 16 enfants. Protestante, très pieuse, elle commence et finit systématiquement ces phrases par “si Dieu veut”. Clarice Rosier est la figure iconique de cette frise photographique et apporte un espace de spiritualité inhérent à ma manière de photographier. Une démarche qui tend vers le rituel, la répétition, la collection. Au sein de cette histoire, le personnage de ma grand-mère représente également le liant entre les générations passées et futures, elle fait le pont entre l’histoire et le présent.

A la manière de ce travail artistique, les élèves et étudiants ont d’abord travaillé à partir de leurs propres photos de familles, de manière à s’appuyer dans un premier temps sur leurs histoires intimes et personnels.

En leur proposant ensuite d’introduire des images d’archives (à partir d’un corpus récolté par nos soins et mis à disposition par les Archives Départementales de la Guadeloupe) ainsi que des prises de vue réalisées lors de la visite guidée du MUSARTH de Pointe-à-Pitre, nous avons commencé à explorer les notions d’héritage et de récit.

Le Musarth de Pointe-à-Pitre

Dès lors, l’objectif fixé a été de créer une frise de 4 à 5 images comprenant 1 à 2 photos de famille, 1 image d’archives et 1 à 2 photos des collections du Musarth, témoins de l’histoire de l’esclavage.

A travers ces créations, les élèves et étudiants ont ainsi pu produire des récits en images comme autant de parcours à la fois intimes et collectifs, au cœur de cette histoire partagée.

Une exposition de restitution est programmée courant mars 2026 dans les espaces temporaires du MUSARTH que nous remercions sincèrement.

Ce travail a été entrepris dans le cadre d’un appel à projets lancé par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage que nous remercions également. Grâce à leur soutien, nous avons pu financer la réalisation de ce projet pédagogique.

https://www.rosiermatthieu.com


Le Lycée organise le 1er concours académique sur les mobilités durables

Le Lycée Gerville Réache s’est associé à la DEAL Guadeloupe et l’association Wi’anArt  pour organiser cette année la 1ère édition du concours académique visant à promouvoir les mobilités durables en vue de la SEM 2025 (Semaine Européenne de la Mobilité durable) qui se tiendra du 16 au 22 septembre 2025.

Ce concours académique bénéficie du soutien de nos partenaires : Rectorat de la Guadeloupe (Mission EDD), Conseil Régional, CANBT, CANGT, COREG et Mon école, mon vélo.

Son objectif est de sensibiliser les jeunes en les incitant à réfléchir aux modes de transport durables face aux défis environnementaux et sociétaux actuels. En d’autres termes, comment repenser nos déplacements quotidiens de manière à réduire notre empreinte écologique et améliorer la qualité de vie de tous ?

Le concours s’est décliné en trois catégories : Création d’un visuel, création d’un slogan destiné à être associé au visuel lauréat et création d’un spot radio.

Les supports de communication lauréats du concours seront valorisés lors de la Semaine Européenne de la Mobilité du 16 au 22 septembre 2025.

Mercredi 11 juin a eu lieu la cérémonie de remise des prix à l’Espace Régional du Raizet afin de récompenser les 3 meilleurs productions pour chaque catégorie. Retour en images sur la cérémonie :

Voici le palmarès complet du concours où le Lycée Gerville Réache se distingue de fort belle manière puisque 6 étudiants de BTS figurent parmi les 14 lauréats :

Catégorie SLOGAN :

  • 1er Prix : Samouhra BIABIANY, 2nde AMMAVI LPO Carnot (enseignante : Mme HUGE)
    Sé chak ti aksyon ka fè gwo chanjman

  • 2ème Prix : Kenny PERRAIRE, BTS MCO 2 Lycée Gerville Réache (enseignante : Mme MARY)
    Bougeons autrement pour une Guadeloupe plus verte ! 

  • 3ème Prix : Daphna GUERRIER, BTS MCO 2 Lycée Gerville Réache (enseignante : Mme MARY)
    Déplaçons-nous autrement, respectons notre île

Catégorie VISUEL :

  • 1er Prix : Kenny PERRAIRE, BTS MCO 2 Lycée Gerville Réache (enseignante : Mme MARY)

  • 2ème Prix : Lucian XARRIE, 1ère Lycée Gerville Réache (éco-délégué)

  • 3ème Prix : Maëly DAGONIA, BTS COM 1 Lycée Gerville Réache (enseignantes : Mmes RENAUDIN et VOLPI)

Les 3 visuels lauréats du concours

Catégorie SPOT RADIO :

Les 14 lauréats du concours dont les 6 collégiens de Marie-Galante en visio

Des lauréats du Lycée recevant leur Prix lors de la cérémonie

Cette 1ère édition a permis la participation de 8 établissements scolaires de l’Académie, 3 collèges et 5 lycées :

  1. Collège Richard Samuel (Gourbeyre)
  2. Collège de Grand-Bourg (Marie-Galante)
  3. Collège Roche Gravée de Moho (Saint-Martin)
  4. Lycée Charles Coeffin (Baie-Mahault)
  5. LPO Carnot (Pointe-à-Pitre)
  6. Lycée Jardin d’Essai (Baie-Mahault)
  7. Lycée Gerville Réache (Basse-Terre)
  8. Lycée Robert Weinum (Saint-Martin)

Les représentants des différents partenaires et organisateurs du concours et les 14 lauréats


Cérémonie de remise des prix Biodiversité (in)visible

La cérémonie de remise des prix du concours photo académique Biodiversité (in)visible s’est tenue mercredi 21 mai 2025 de 14h à 16h, au Centre Rémy Nainsouta de Pointe-à-Pitre. L’exposition qui présente les 20 photographies lauréates et des œuvres originales de l’artiste Laurence Roussas est visible jusqu’au 6 juin inclus, en accès libre et gratuit.

La cérémonie de remise des prix a été animée de très belle manière par dix élèves et étudiants éco-délégués du Lycée Gerville Réache : Tamisha GLORIEUX (2nde), Aloisya LARGITTE, Boris LOTRIAN, Tara LOUISY, Krysta MOBETIE, Stéviya LOMBA CITADELLE, Naïssa HATCHI, Malaury COUTIN GEHU, Shayann EFFEN-THOMER (Terminales) et Denjeffer GUERRIER (BTS SAM 1).

Les dix éco-délégués maîtres de cérémonie

Les 20 lauréats du concours sont venus le plus souvent accompagnés de leurs parents de toute la Guadeloupe, Marie-Galante y compris.

Nous vous invitons à découvrir le palmarès complet de cette 8ème édition du concours dans le cadre du programme Art of change organisé en collaboration avec l’association Wi’anArt, avec le soutien du Rectorat (Mission EDD), de la DAC Ministère de la Culture, de la Préfecture (programme Cordée de la Réussite), de la DEAL Guadeloupe, du Conseil Régional et de la ville de Pointe-à-Pitre.

 

Les 20 lauréats du concours photo académique

Extrait du discours d’ouverture de la cérémonie par l’élève éco-délégué Boris Lotrian


La cérémonie a été rythmée par trois performances artistique réalisées par les élèves de 5ème CHAT du Collège Richard Samuel de Gourbeyre.

La performance intitulée « Le dérèglement climatique : J’accuse »

       


Une expérience unique pour la SEC8 Jury du Festival Nouveaux Regards 2025

La classe de Seconde 8 et leurs enseignants, Mme Emilie MAROT (Lettres) et M. Laurent XARRIE (Documentation), ont eu la chance et le privilège de participer à la 8ème édition du Festival Nouveaux Regards, organisé par l’Association Cinéma d’Ici & d’Ailleurs (ACIA), en partenariat avec la Région Guadeloupe et CANAL+, en étant les seuls membres du jury Jeunes Regards.

Pendant plusieurs semaines, les 31 élèves de la classe ont ainsi pu visionner les 16 courts-métrages en lice réalisés dans 10 territoires de la Caraïbe : Guadeloupe, Martinique, Jamaïque, République Dominicaine, Porto-Rico, Haïti, Costa Rica, Bahamas, Îles Caïmans, Trinidad et Tobago. Au terme des projections, les élèves ont échangé sur les films puis procédé à un vote afin de décerner leur Prix au court-métrage de leur choix.

     


Le dimanche 6 avril 2025, une délégation de 21 élèves s’est rendue au Mémorial ACTe pour participer à la cérémonie de clôture du festival Nouveaux Regards et pouvoir remettre le Prix Jeunes Regards au film Sirènes de Sarah Malléon (Martinique). Les élèves ont également décidé de décerner un Prix spécial au film Ivan de Jazz Pitcairn (Iles Caïmans).

Bande-annonce du film Sirènes de Sarah Malléon : https://youtu.be/SwsZlWY4ZoE

La remise du Prix par les élèves de la Seconde 8 : https://podeduc.apps.education.fr/video/89334-remise-prix-jeunes-regards-nrff-2025/

La remise du Prix Jeunes Regards au producteur de Sirènes

Nous vous partageons les retours des élèves sur cette expérience unique :

Participer au festival m’a permis de mieux découvrir le cinéma caribéen. »

Véritable opportunité, chance inouïe d’avoir été choisis pour faire partie du jury du festival Nouveaux Regards.

Faire partie d’un jury m’a permis de faire plus attention à chaque partie et à chaque détail des films que nous avons pu regarder et de découvrir des genres nouveaux.

Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de visionner et de juger des films dans le cadre d’un festival.

La cérémonie : « Une super expérience, une ambiance très joyeuse qui nous a plongés dans le monde du cinéma, plus un incroyable documentaire après la remise des prix.

Cette expérience nous a permis de découvrir un cinéma caribéen riche en histoires et en cultures.

J’ai beaucoup aimé cette expérience, notamment le fait de découvrir plein de courts métrages et de pouvoir exprimer son avis. Malgré le fait que l’on n’était pas tous d’accord entre nous, notre classement final m’a plu. A travers les courts-métrages, on a pu se mettre à la place de plusieurs personnages, comme dans le court-métrage, Ivan. J’en garde un très bon souvenir et j’aimerais refaire ce festival.

Nous avons vu des courts-métrages variés de genres très différents. J’ai aussi beaucoup appris sur les techniques afin de permettre aux réalisateurs de s’exprimer. Chaque court-métrage était unique.

Je recommande ce festival notamment aux jeunes pour qu’ils puissent découvrir de nouveaux horizons.

Ce festival nous a permis de regarder des styles de courts métrages que nous n’aurions pas regardés habituellement.

J’ai bien vécu cette expérience car je me suis sentie incluse. J’ai ressenti que notre regard, le regard de la jeunesse compte aussi dans ce festival aussi important.

J’ai aimé la diversité des histoires racontées.

J’ai trouvé ce festival très instructif malgré le choix des courts-métrages vainqueurs qui m’est encore incompréhensible.

Les courts-métrages étaient extrêmement bien réalisés, même si j’ai été un peu déçue que certains courts-métrages n’aient pas été récompensés. La cérémonie m’a quand même beaucoup plu.