Journal du Lycée – Journée des droits des femmes

Gerville Réache, un chantier féministe en action

Le 5 février 2021, Maiwen DUFOUR-GERARD , accompagnée des éco-délégués du lycée Gerville Réache, réalise une manifestation dans le fer à cheval du lycée. Son but : sensibiliser contre la précarité menstruelle des étudiantes et apporter une aide accessible a celles affectées sous la forme d’un distributeur de protections hygiéniques 100% biodégradables dans l’infirmerie. En ce 8 mars 2021, journée internationale des droits des femmes, revenons sur ce fait.

Photographie d’ Aaliyah ANDRÉ pour la campagne d’affichage « Changeons les règles »

« Quelle erreur pour une femme d’attendre que l’homme construise le monde qu’elle veut, au lieu de le créer elle-même », écrivait Anaïs Nin, pionnière féministe, dans son journal intime dans les années 70. Ces mots font encore écho aujourd’hui. Surtout dans l’école de Jules Ferry, une école gratuite laïque et obligatoire «pour tous» mais surtout pour les garçons.

En effet, dans une école (et par extension un lycée) dotée d’eau courante, d’une cantine et de toilettes, tous les besoins naturels d’un jeune garçon sont atteints. Pour les jeunes filles, il manque clairement quelque chose d’essentiel, une ressource qui leur permettrai d’assister à leurs cours plus sereinement, durant une semaine spécifique du mois.

La précarité menstruelle est définie comme étant la difficulté ou le manque d’accès des personnes réglées aux protections hygiéniques. Elle touche 500 millions de personnes dans le monde et une étudiante sur trois.

A l’éclosion de leurs coquelicots, un bon nombre de ces jeunes femmes évitent tout simplement d’aller en cours. Elles préfèrent s’imposer les lacunes qui surviennent avec tant d’heures de cours manquées, plutôt que de vivre l’embarras de se retrouver sans protections un jour de «ragnagnas».

Dans une école mal équipée, être une personne réglée est objectivement un désavantage face aux personnes non réglées. C’est un obstacle de plus à franchir pour les étudiantes afin de rejoindre les étudiants, déjà cadres en puissance.


De gauche à droite : Maiwen DUFOUR-GÉRARD, Yohana BILBA et Aaliyah ANDRÉ

Vouss comprendrez alors que par son initiative inspirée, Maiwen DUFOUR-GERARD transforma le lycée Gerville Réache en un chantier, le 5 février 2021. En construisant indirectement le pilier de soutien féminin manquant à l’établissement, sous la forme de ce distributeur de protections hygiéniques. Avec la collaboration du CDI et des éco-délégués, le lycée deviendra le premier de la Guadeloupe à faire ce pas en avant. Une intervention impossible sans les hommes de l’administration qui ont usé de leur position pour donner une voix aux étudiantes, un acte qu’ont ne peut qualifier que de chevalerie moderne.

Dans la même foulée, cette manifestation aura reçu l’intervention de l’association Karukéra Endométriose, et contribuera à la sensibilisation de cette maladie qui touche entre 1,5 et 3 millions de femmes en France. Enfin, du simple fait d’en parler ouvertement, espérons que cette manifestation aidera à effacer le tabou des menstruations de nos conversations et aura brisé les règles.

Dans tous les cas, nous serons heureux d’apprendre que 17 jours après la manifestation, le 23 février 2021, la gratuité des protections périodiques pour les étudiantes dans les Universités sera annoncée par Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, fortifiant ainsi le statut de pionniers du lycée Gerville Réache.

« Ma revendication en tant que femme c’est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m’adapter au modèle masculin. » Simone Veil.


A toutes celles

Celle qui navigue dans une mer de préjugés, luttant pour maintenir la tête hors de l’eau

Celle qui lutte pour le droit d’aimer, pour que les regards, enfin soient détournés

Celle qui, comme toi et moi lit ces lignes maintenant. Lève la tête. Laquelle est-elle ?

Celle qui depuis hier, encore aujourd’hui, et peut-être demain, est rabaissée à un dégradant second rang, enchaînée dans l’ombre d’un hypothétique sexe premier dont elle n’a rien à envier pourtant.

Celle qui combat depuis maints printemps et étés, un ennemi qu’elle ne cherche qu’à aimer et intégrer, j’ai nommé la société.

Celle qui est née, a parlé, a marché, a chanté, a dansé, a étudié, oui, tout comme lui. Mais hélas ! Celle qui a crié, a pleuré, a supplié, a étouffé, a déprimé, a abandonné, à cause de lui, à cause d’elle, à cause d’eux, à cause de ceux qui lui ont servi des rêves meurtris. Oui, car femme ne peut être masculine, tout comme « féminine » ne peut être homme.

Celle qui naquit femelle au gré de mère nature, mais qui fit femme contre son gré, perdure, elle subit un futur, et oublie son futur. À quoi bon vivre mon aventure quand maman me dit : « Maintiens ta droiture ! » alors que papa succombe à sa luxure ? Enfin « luxure », devant souffrir en silence pour ces ordures, parlons « d’affection pure ».

Celle qui se coupe, s’écœure, se soupe, s’apeure, se loupe, s’effleure, s’attroupe, c’est l’heure, sa poupe, se meurt. Et par le froid de l’abattoir, elle s’abat, ses pas, se bat, ne sait pas, se débat, ici-bas, s’empare, démarre, sans part, une nouvelle vie.

Celle qui est blessée, de l’intérieur, par un Homme, par un pleur, à cause d’une pomme, dit-on, elle souffre. Un vrai palimpseste, pitié pas l’inceste, si elle reste, il ne restera plus un zeste, d’elle, et en un geste, elle n’est plus.

Celle qui se relève, s’élève, élève de la terre, altère les fièvres, Incels en scelle, elle descelle leurs étincelles malsaines, et se lève.

Celle qui apprend à s’aimer, car nulle société n’a pu l’aider, la respecter mais a su l’inspecter comme un insecte et continuité.

Celle qui s’habille, comme elle veut, ça brille, comme un vœu, d’être reconnue.

Celle qui plutôt, ouvre clé tôt, avec un kit pour que tu clito-ris.

Celle qui.

C’est elle qui.

C’est qui ?

Qui tout.

Qui rien.

Quitte tout.

Puis revient

Renverser nos vies.

Celle qui se dépense, fait un jeûne infini dans le silence. Elle chasse sans espérance une silhouette qui n’existe que sur les pages du royaume de l’apparence. Dont les princesses sans panse, ne se passent pas de Photoshop.

Celle qui se cache. Qui se couvre et se recouvre de couches, de faux semblants. Pour être aimée, pour conformer, pour que son regard à lui, passe sur sa personne sans la défigurer.

Celle qui dépend, elle s’en rend compte, d’une école, d’une structure, d’un monde. Qui a été fait sans la moindre considération pour elle. Et qui regarde, l’œil pétillant de colère, un énième film d’horreur dans lequel « la salope » meurt la première.

Celles qui créent. Qui ajoutent leurs histoires aux étagères des libraires. Qui toisent Picasso de leurs tableaux dignes de Khalo. Qui réalisent en prenant en main la vengeance, l’amour ou la défiance féminine, des longs métrages qui époustouflent les Nolan. Qui attaquent les préjugés, pinceau, crayon ou caméra à la main, et ne renonceront jamais à mettre plus de poids de leur côté de la balance.

Aaliyah André, Gaïa Gorzelanczyk, Alexia Judith, Fabien Patrick.


GEKO, une Plateforme commerciale digitale créée par des BTS MCO

Dans le cadre de l’opération Entreprendre en Lycée, un groupe d’étudiants en BTS MCO (Management Commercial Opérationnel) du Lycée Gerville Réache a créé une Plateforme commerciale digitale avec la mini-entreprise GEKO (Gwadloup E-KOnnekt).

➡ Quelle est son activité principale ?

GEKO est une plateforme qui permet de transformer un centre-ville en un centre commercial virtuel avec géolocalisation, et de doter les commerçants de proximité d’outils digitaux (click and collect, live streaming…).

➡ Pourquoi avoir créé cette mini-entreprise ? A quels besoins répond-t-elle ?

GEKO répond aux besoinx d’information et de mise en relation des commerçants et de leurs consommateurs. Besoin d’autant pus fort en période de crise sanitaire et pour faire face à la concurrence du E-Commerce.

➡ Quels sont les atouts de GEKO ?

Son aspect novateur. Sa nécessité pour la survie du commerce traditionnel. L’adhésion de tous les partenaires et publics rencontrés


L’équipe de GEKO présente son projet au Maire de Basse Terre et à la DEAL Guadeloupe


➡ Quels sont les objectifs de GEKO ?

Faciliter la vie et l’activité des commerçants et consommateurs Basse Terriens. Promouvoir le commerce traditionnel de proximité. Dynamiser la ville de Basse Terre et donner envie aux jeunes fréquenter le centre ville.
En 2021, nous prévoyons d’organiser les manifestations suivantes : Déambulation guidée avec nos partenaires dans la ville de Basse-Terre. Présentation de la plateforme aux commerçants. Signature d’un partenariat avec les commerçants du centre-ville. Street marketing. Stand de promotion (interne/externe). Foire expo

Contact : Geko.projet@gmail.com

Responsable principal : Sylvain CASSIN / 0690535694 / sylvain.cassin@hotmail.fr
Enseignants encadrants : Sandrine MARY (Économie gestion) et Dominique CURIER (Économie gestion)
Nom du mentor (anciennement dénommé coach) : M. Julien GEOFFROY et M. Alix BICEP


Les écogestes avec le Pôle Synergîle

Mardi 23 février, dans le cadre du programme « Art of change » d’éducation au développement durable, les élèves de terminale en SES (Sciences Économiques et Sociales) et leur enseignant, M. PIERRE-ANTOINE, ont bénéficié de l’intervention de deux représentantes du pôle d’innovation Synergîle.

Krista VIRGINIE, responsable du pôle écologie industrielle et territoriale (EIT), et Anne-Laure FRENET, chargée du réseau bâtiment durable, ont animé un
atelier de sensibilisation et d’information sur les écogestes en utilisant un quiz interactif en ligne, à la fois ludique et stimulant : Les élèves organisés en équipes de 3 ou 4 avaient à cœur de répondre juste pour bien figurer dans le classement final.


 


Trois domaines ont ainsi été abordés d’un point de vue global ou territorial, à travers des gestes simples du quotidien :

  • Le recyclage et l’économie circulaire
  • L’utilisation des ressources en eau et en énergie
  • Les transports individuels et collectifs

Reportage TV sur CANAL 10

Les missions du pôle d’innovation Synergîle, basé en Guadeloupe, sont de développer la connaissance et la valorisation de la recherche, de stimuler l’innovation technologique et les transferts de technologies entre les entreprises ainsi que de travailler en synergie avec les autres observatoires régionaux pour mutualiser les connaissances et savoirs-faire.

Article paru dans France-Antilles le Vendredi 26 février 2021


Changeons les règles !

Vendredi 5 février, entre 9h45 et 12h, un groupe d’élèves et étudiants éco-délégués du Lycée Gerville Réache a organisé une opération intitulée : Changeons les règles !

   

Initiée par Maiwen DUFOUR-GERARD, étudiante en classe préparatoire économique et commerciale (CPGE ECE), cette opération n’était pas un appel à la révolte mais bien plutôt le mot d’ordre choisi par les éco-délégués pour :

  • Annoncer la mise en place à l’infirmerie d’un distributeur de protections hygiéniques 100% biodégradables (en référence au slogan du fabricant Marguerite & Cie) pour lutter contre la précarité menstruelle qui touche en France 1 étudiante sur 5 ! Le Lycée Gerville Réache sera ainsi le 1er établissement scolaire en Guadeloupe à proposer un tel dispositif pour ses élèves et étudiantes.

  • Briser le tabou des règles et les questions qui les entourent : Mieux connaître le phénomène physiologique des règles / Syndrome prémenstruel / Endométriose / Croyances et superstitions autour des règles / Protections hygiéniques / Précarité menstruelle.


Une série de 7 affiches était visible dans le lycée depuis le début de la semaine pour sensibiliser les élèves et étudiants et leur permettre de répondre aux questions posées lors du quiz animé par Maiwen durant la récréation de 10h.
Pour chaque réponse juste, un t-shirt à gagner avec un visuel spécialement créé pour l’occasion par Yohana BILBA, élève de terminale.

5 élèves de l’option Théâtre du lycée ont débuté la récréation par une scénette théâtrale très juste et drôle sur le tabou des règles (vidéo ci-dessous).

Des photographies réalisées par les élèves étaient également exposées dans la cour d’honneur et sur le portail d’entrée du lycée.





Au terme de la récréation, Fabienne DONDAS et Philomène BICEP-BELFORT, la Présidente et vice-Présidente de l’association Karukéra Endométriose sont intervenues entre 10h15 et 12h auprès de la 2nde 2 et leur enseignante Mme BALTZER puis de la 1ère ST2S et leur enseignante Mme FARNABE SAINT-MAXIMIN, afin de les sensibiliser sur cette maladie chronique encore méconnue et pourtant fort répandue. Outre les douleurs parfois très handicapantes, l’endométriose peut, si elle est mal diagnostiquée, sérieusement compromettre les chances d’avoir un enfant.

Nous espérons que cette belle initiative de nos jeunes lycéennes, largement relayée par les médias, contribuera à lever le voile sur un sujet souvent tabou, notamment à l’école, et permettra de donner des idées à d’autres établissements scolaires…

 

   


Gaetano CIARCIA, sur les sentiers de la mémoire guadeloupéenne…

De l’histoire à la mémoire, la Guadeloupe est pour l’anthropologue Gaetano Ciarcia, « une île d’histoire, traversée par des mouvements du passé et des flux qui se passent dans le présent ». Il est venu rencontrer les étudiants de la Classe préparatoire aux grandes écoles littéraires (CPGE A/L 1) du lycée Gerville Réache.

Gaetano Ciarcia devant les étudiants de la classe d’hypokhâgne du Lycée Gerville Réache. Crédits photo : Gilles Delâtre

Jeudi 4 février, les étudiants de la classe préparatoire littéraire du lycée Gerville-Réache, et leur professeur d’histoire, M. Gilles Delâtre, ont eu le plaisir de recevoir l’anthropologue Gaetano Ciarcia, directeur de recherche au CNRS à l’Institut des mondes africains, qui effectue chaque année, depuis quatre ans, une mission d’étude en Guadeloupe dans le cadre de ses recherches sur la mémoire de l’esclavage.

A la découverte de l’anthropologie …

L’anthropologie sociale et culturelle est une science qui étudie les hommes en société et les échanges entre les individus, explique le chercheur.

Le métier d’anthropologue est synonyme d’échanges plus que de voyages. Cette science, à la fois sociale et humaine, est une occasion pour ses adeptes de « se déplacer et se rendre dans d’autres espaces, de vivre et de fréquenter de manière assidue les populations sur place ».

La démarche anthropologique s’appuie sur la rencontre avec la population, la participation à leurs activités quotidiennes. Nous retiendrons, au regard de l’expression de Nicolas Bouvier que le voyage « fait et défait ». La rencontre avec l’Autre, est une occasion de faire l’expérience de l’altérité et de se découvrir.

La rencontre de l’Autre ou « Comment peut-on être Persan ? »

La notion d’exotisme a été l’objet d’un des séminaires de Gaetano Ciarcia. L’exotisme est un objet de fabrication de l’altérité. C’est « l’énergie, la force, l’inclinaison de s’imaginer différent par rapport à l’autre … se fabriquer autre et fabriquer l’Autre ».

Le pays dogon au Mali avec sa fascinante cosmogonie et cette forteresse naturelle que constitue les falaises de Bandiagara aux habitats troglodytiques a été au cœur d’un processus de fabrication-invention d’un récit prétendument véridique et réaliste, par l’anthropologue Marcel Griaule, et l’ethnographe et cinéaste Jean Rouch.

Gaetano Ciarcia donne une conférence sur les Dogons aux étudiants de deuxième année (khâgne) dans le cadre de la question d’histoire au concours de l’Ecole Normale Supérieure. Crédits photo : Gilles Delâtre

Mémoire de l’esclavage en Guadeloupe

Gaetano Ciarcia rend compte ensuite de ses travaux en cours. Depuis des années il se consacre à la mémoire de l’esclavage. Après avoir enquêté au Bénin et en Martinique puis dans les villes de Bordeaux et de Nantes qui furent des « ports négriers », il porte depuis quatre ans son intérêt sur la Guadeloupe.

Consultant archives, organes de presse, musées, allant à la rencontre d’associations mémorielles mais aussi des jeunes générations, il essaie d’évaluer ce qu’est ici la mémoire de l’esclavage, le ressenti et les représentations, le patrimoine et les commémorations.

Comme, à son plus grand bonheur, la recherche est toujours infinie, Gaetano Ciarcia sera de retour dans notre archipel dès le mois de mai…

Article d’Enide FANCHONE, CPGE AL 1


Gaetano Ciarcia est l’auteur des livres De la mémoire ethnographique. L’exotisme du pays dogon (Éditions de l’EHESS, « Les Cahiers de l’Homme », 2003) et Le revers de l’oubli. Mémoires et commémorations de l’esclavage au Bénin (Karthala/Ciresc, « Esclavages », 2016). Il a également réalisé, avec Jean-Christophe Monferran, le film documentaire Mémoire promise (CNRS Images, 2014).

Forum des Spécialités Post Seconde

Samedi 6 février 2021, de 8h à 12h30, s’est tenu le 1er forum consacré aux spécialités enseignées au Lycée Gerville Réache en classes de 1ère et terminale.

Une réunion plénière a d’abord été proposée au Gymnase pour accueillir les parents d’élèves de 2nde puis une présentation plus spécifique des différentes spécialités a été faite dans les salles, comme indiqué dans le document ci-dessous, en présence des enseignants et d’élèves volontaires qui ont pu ainsi témoigner de leur propre expérience.

Dans cette optique, un groupe d’élèves et leur enseignante, Mme VOLPI, ont même réalisé en quelques jours une vidéo présentant la spécialité HLP (Humanités, Littérature et Philosophie)



Durant ce forum, les options proposées au Lycée Gerville Réache ont également fait l’objet d’une présentation :

  • Arts plastiques
  • Bachibac
  • Euro-Caraïbe Anglais
  • Portugais
  • Théâtre

Théâtre-forum sur le cyber-harcèlement avec la Cie Milétoiles

A l’initiative des enseignants de SNT (Sciences Numériques et Technologie) dont Mme CHAPLET et Mme BORDIN, 4 classes de Seconde du lycée ont pu assister et participer au théâtre-forum conçu et interprété par les comédiens de la Compagnie Milétoiles, à l’Auditorium Jérôme Cléry de Basse-Terre, Vendredi 29 janvier de 10h à 12h.

Les 120 élèves de la 2nde3, 2nde4, 2nde8 et 2nde9 ont d’abord assisté à une courte pièce jouée par les comédiens professionnels de la Cie Milétoiles mettant en scène une situation de cyber-harcèlement : une jeune lycéenne, victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, ne trouve d’autre alternative que de mettre fin à ses jours.

Animé par une personne de la compagnie (appelé « joker »), un débat s’est ensuite engagé avec les élèves pour comprendre les causes et les conséquences du harcèlement moral et psychologique tel que décrit dans cette scène qui s’inspire malheureusement de faits réels et souvent d’actualité.
Très rapidement, la question s’est posée parmi le public pour savoir quelles alternatives auraient pu être envisagées pour changer le cours des événements.
Ainsi, les élèves s’interrogent sur le rôle joué par chacun des protagonistes dans le drame qui vient de se dérouler sous leurs yeux.
Comment aurait-on pu éviter un tel drame ?
Dès lors, selon le principe du théâtre-forum et de son interactivité avec le public, à chaque fois qu’un élève considérait que tel personnage aurait pu agir autrement, il était invité à rejoindre les comédiens pour rejouer la scène en campant le dit personnage.
Ainsi, le dénouement pouvait être changé positivement ou pas. A chacun de juger…
Ce principe interactif  a été renouvelé plusieurs fois, pour le plus grand plaisir des élèves sur scène ou dans la salle, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’alternatives et qu’on ait pu trouver les réponses appropriées pour désamorcer ou éviter une telle situation de cyber-harcèlement.

 


Nous remercions la Mairie de Basse-Terre pour la mise à disposition de l’Auditorium Jérôme Cléry ainsi que la DAC Ministère de la Culture qui, grâce à son soutien financier à la Cie Milétoiles, a rendu possible un tel rendez-vous pour nos élèves.

La compagnie Milétoiles

La compagnie été créée en Guadeloupe en 2015 avec l’objectif de renforcer le lien culturel et social grâce à l’art, notamment par la pratique et la promotion du spectacle vivant. Son activité de « Théâtre Forum » offre matière à réflexion et débat sur les thématiques sociales fortes : le cyber-harcèlement, le vivre ensemble ou les addictions. Pour chacun de ces thèmes, un spectacle a été conçu et peut être joué en milieu scolaire ou sur scène.

Qu’est-ce que le théâtre-forum ?

C’est une des techniques du théâtre de l’Opprimé, méthode théâtrale élaborée par le Brésilien Augusto BOAL dans les années 1970. Né en 1931, Augusto Boal est dramaturge, écrivain, théoricien, metteur en scène. Il a inventé de multiples formes de théâtre qui furent d’abord une réponse à la répression politique qui s’abattait alors sur le Brésil, son pays d’origine.Cette technique est fondée sur la conviction que le théâtre est un outil pouvant changer les choses et le monde, elle vise à mettre en scène, pour leur redonner leur dimension collective, des situations problématiques ou conflictuelles qui sont le plus souvent intériorisées et vécues comme bloquées. Comme dans la vie, les histoires qui en découlent finissent mal. Et c’est aux spectateurs, qui deviennent donc acteurs à leur tour, de monter sur scène pour imaginer une solution, ou essayer de dénoncer, de remettre en cause le rapport de force qui leur est dévoilé. S’instaure alors un débat démocratique et participatif.

 


Poésies en espagnol : « Yo soy un(a) adolescente del año 2020 »

Les élèves des classes de Seconde 2, 4 et 8, guidés par leur enseignante en espagnol, Mme FRENET, ont rédigé de magnifiques poésies.

  

Mme Frenet a amorcé ce travail d’écriture en espagnol en décembre 2020 avec l’intention de donner la parole aux élèves de seconde. L’idée était de partager les souvenirs, les expériences et le ressenti individuel et général sur cette année 2020 si particulière.

« Nous avons commencé par « une pluie d’idées » dans un chapeau pour finalement faire une sélection des idées et des phrases les plus pertinentes. »
De façon collégiale, les élèves ont mis en forme, en essayant de suivre les consignes : travail sur les rimes, utilisation de quatrains et de tercets.

Sur le plan pédagogique, il s’agissait d’un travail d’expression écrite qui visait également à réactiver l’utilisation du passé simple et à sensibiliser les élèves à la figure de style qu’est l’anaphore.
Ainsi, à chaque début de strophes, les élèves devaient répéter : « Soy un(a) adolescente del año 2020 ».

Ce travail s’est achevé par un travail artistique des élèves, qui visait à créer des éléments décoratifs pour mettre en valeur leurs textes poétiques.

  


Deux entreprises innovantes et à impact positif rencontrent les élèves et étudiants BTS

Mardi 26 janvier, de 10h à 12h, les responsables de Glan’Market et Kréyol Pailles étaient au lycée Gerville Réache pour présenter leur entreprise à impact positif et échanger avec 2 classes de 3ème du collège de Bouillante et les étudiants en 1ère année BTS Communication et Management Commercial Opérationnel, accompagnés de leurs enseignantes Mmes A. Gros, M.P. Heisel, D. Curier et K. Condo.

 

Glan’Market était représentée par Clessy BLANQUET, Présidente – Directrice générale, et Shani BOUVRY, ancienne étudiante CPGE ECE au Lycée Gerville Réache, tandis que Kréyol Pailles était représenté par Boris BOURDON, son président fondateur.

Les objectifs de cette rencontre étaient multiples :

  • Promouvoir les enjeux de développement durable et leur ancrage dans le territoire
  • Sensibiliser à la lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Inciter à la réduction des déchets plastiques
  • Prôner les alternatives aux produits en plastique à usage unique
  • Valoriser les initiatives en Guadeloupe, à la fois innovantes et positives pour l’environnement
  • Évoquer la stratégie commerciale et les choix de marketing et de communication
  • Susciter des vocations chez les jeunes

En fin de rencontre, un quizz a été proposé aux élèves et étudiants

 

Cette rencontre a été organisée dans le cadre du programme Art of change, un projet pédagogique d’Éducation au Développement durable, qui bénéficie du soutien de la DEAL Guadeloupe, de la DAC, du Conseil Régional, de la Préfecture et du Rectorat.

Nous vous invitons à découvrir le reportage réalisé par RCI Guadeloupe :

https://www.rci.fm/guadeloupe/infos/Education/Un-projet-pedagogique-pour-sensibiliser-les-eleves-la-lutte-anti-gaspillage


Focus sur Glan’Market :

Première plateforme collaborative numérique aux Antilles-Guyane, Glan’Market propose une solution gagnant-gagnant contre le gaspillage alimentaire. Elle permet aux consommateurs d’identifier près de chez eux des commerçants qui souhaitent vendre leurs invendus ou les produits dont la DLC (Date limite de consommation) est proche.
Créée en 2020, Glan’Market est une réponse à une situation qui ne peut plus durer : chaque Antillo-Guyanais jette entre 12 et 15 kg d’aliments par an, cela représente 80 000 tonnes par an de produits consommables jetés ou gaspillés par an.

Focus sur Kréyol Pailles :

Kréyol Pailles est l’unique spécialiste de la paille biodégradable et comestible pour boissons aux Antilles-Guyane.
Projet ambitieux imaginé par son fondateur Boris Bourdon, Kréyol Pailles développe de nombreuses solutions alternatives aux pailles en plastique : Comestibles aromatisées Sorbos (fraise, citron vert, gingembre…), « Kana paille »en fibre naturelle de canne à sucre, « Avo paille » à base de noyaux d’avocat et « Panza paille » en pâte alimentaire de Panzani.


Art of change – Ateliers avec les 3èmes en immersion au lycée

Jeudi 21 janvier, ont débuté les journées d’immersion au lycée pour les collégiens de 3ème du bassin sud Basse-Terre, avec les élèves de la 3ème Mimosa de Joseph PITAT. Le lycée Gerville Réache recevra plus de 400 collégiens de 3ème d’ici au 8 mars 2021.

Ces journées d’immersion sont l’occasion pour les collégiens de découvrir le lycée et ses formations mais aussi de prendre part à des ateliers en lien avec l’Éducation au Développement Durable (EDD).

Parmi les activités proposées jeudi 21 janvier, l’artiste plasticienne Laurence ROUSSAS a animé des ateliers de Tataki Zomé (du japonais tataki : marteler et zomé : teindre), une technique japonaise d’impression de végétaux sur tissu grâce aux tanins contenus dans les feuilles ou les fleurs. Cette technique, aussi utilisée par les Indiens Cherokee, est également appelée leaf-pounding, de l’anglais leaf, feuille et pound, marteler.

Après avoir reçu les consignes de l’artiste, les élèves ont « imprimé » sur un carré de tissu de 20cm x 20cm des végétaux à l’aide de petits marteaux plats. Ils ont ensuite dessiné ou rehaussé de couleurs les empreintes obtenues à l’aide de crayons et feutres indélébiles. Enfin, les carrés de tissu ont été assemblés par les élèves dans le but de réaliser une grande fresque.

Ces ateliers ont été l’occasion de découvrir une technique ancestrale, de sensibiliser les élèves à la biodiversité et de participer à la réalisation d’une fresque collective.


  

Les journées d’immersion au lycée et le projet pédagogique Art of change bénéficient du soutien financier de nos partenaires :
→ Rectorat et Préfecture de la Guadeloupe (Cordées de la Réussite)
→ DAC Ministère de la Culture
→ DEAL Guadeloupe
→ Conseil Régional


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