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Projection débat avec Leonardo Sidnez et le CO.RE.CA

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Projection suivie d’une conférence

Mardi 1er octobre, les élèves de 2nde 10 et leurs enseignants d’Histoire et Géographie (Mme Touchelay) et d’Espagnol (M. Barrios) ainsi que les étudiants CPGE AL 1ère année et leur enseignante d’Espagnol, Mme Cruces, ont rencontré M. Leonardo SIDNEZ, accompagné de représentants du CO.RE.CA.

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Nous vous invitons à lire ci-dessous le compte-rendu de cette rencontre sous la plume de Cindy Marie Sainte et Célia Louis, étudiantes en CPGE AL1 :

LE CANAL DE PANAMA : L’HISTOIRE D’UNE FAUSSE PROMESSE

« Tous les projets ambitieux de constructions impliquent des dégâts humains conséquents, mais le plus important c’est le bénéfice »
Ce mardi 1er Octobre, les élèves de la 2nde 10 et les classes préparatoires ont rencontré M. Leonardo Rey SIDNEZ, originaire du Panama. Il a sensibilisé les élèves sur la réalité des conditions de la construction du canal dès le début du XXème siècle.

Le film de Gérard CESAR, « Ces enfants perdus de Panama » (51 min.), diffusé en première heure pour une immersion totale dans l’histoire du canal de Panama, a retranscrit le témoignage de descendants antillais, guadeloupéens et martiniquais, qui ont quitté leur île dans le but de creuser le fameux canal.

Partir des Antilles signifiait alors avoir une meilleure qualité de vie, un travail stable et bien rémunéré. Des hommes et des femmes s’en allaient par milliers sans savoir réellement où ils allaient.
Cependant, une fois sur place la réalité était autre. Le Panama s’avérait être un pays pauvre, insalubre, présentant de nombreux risques sanitaires notamment dus aux moustiques. Les conditions de travail n’étaient pas celles attendues : les ouvriers étaient peu rémunérés pour un nombre d’heures conséquent et aléatoire, l’utilisation de dynamite sur les lieux faisait de nombreux morts. D’autre part, il existait une ségrégation officielle divisant les ouvriers blancs des noirs (Les Gold Roll et les Silver).
En quelques années, on a pu compter entre 6 000 et 7 000 morts, même si ces chiffres ont à plusieurs reprises été contestés.

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Une fois la diffusion du film faite, M. SIDNEZ a souhaité rappeler l’importance du respect, de la solidarité, la nécessité de connaître ses origines et de considérer celles de nos concitoyens.
Il en vient donc à parler de ses origines. Lorsqu’une étudiante lui demande s’il se considère plutôt panaméen ou guadeloupéen, M. Leonardo Rey SIDNEZ déclare alors que l’éducation qu’il a reçue de sa mère guadeloupéenne le rapproche plus de la Guadeloupe que du Panama.
L’intervention de cet homme cultivé aura laissé des traces dans les esprits puisque les élèves et les étudiants ont pu découvrir des mots tels que : « Alkebulan », l’Afrique, le berceau de l’humanité, ou encore « Abya Yala » représentant les Amériques, découvertes par Christophe Colomb.
C’est alors ce même homme qui influencera Maryse Condé dans l’écriture de son roman La vie scélérate qui retrace l’histoire d’un homme qui abandonne la Guadeloupe espérant une vie meilleure au Panama.

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Président de la Société de Secours Mutuels « La Fraternité » M. Sidnez conclut alors en nous partageant ses actions et son engagement au sein de cette association d’entraide, seule association à rendre hommage aux Antillais du Panama.

Extrait « Ces enfants perdus de Panama »

« Un salaire de 75 dollars par mois, logé, nourri, blanchi ! » Clair, court et précis, ce slogan est digne des plus grands publicitaires !
Au début des années 1900, répondant à cette annonce alléchante, des milliers d’Antillais, Martiniquais et Guadeloupéens, ont quitté leur pays vers une terre inconnue, avec pour mission : Creuser le canal de Panama, lointain pays situé entre la Colombie et le Costa Rica.
Un grand nombre d’Antillais sont morts durant la construction d’un des plus grands canaux du monde. En retraçant le parcours de ces ouvriers Antillais qui sont morts d’épuisement pour édifier ce gigantesque chantier qu’a été le Canal de Panama, ce documentaire rend hommage à ces hommes.
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Photos réalisées par M. Antonio Barrios


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Exposition « Escales outre-mer : La France grandeur nature »

50 photographes illustrent pour la 1ère fois la biodiversité des 13 territoires ultramarins.

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Au-delà de la découverte de ce patrimoine extraordinaire (faune, flore, espèces endémiques ou menacées, écosystèmes emblématiques…), Escales Outre-mer met l’accent sur les aires protégées, dont l’enjeu fondamental est le maintien de la biodiversité.

A l’initiative de la Région Guadeloupe, l’exposition sera visible dans la grande salle de réunion pédagogique du 1er au 5 octobre 2019.

La version numérique en anglais est également disponible à l’adresse :
https://drive.google.com/uc?export=download&id=1_DILX_XNVis_8ta4f1kUumzDE3QW0bDs

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Exposition Wi’anArt 7ème édition à l’Hôtel de Région

Vendredi 20 septembre, à 18h, le vernissage de l ‘exposition Wi’anArt 7ème édition a inauguré les Journées européennes du patrimoine à l’Hôtel de Région Guadeloupe.
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Conter, c’est se raconter autrement

L’exposition située dans le grand hall d’entrée de la Région a pour titre : « Conter, c’est se raconter autrement ». Elle réunit une vingtaine d’œuvres originales de trois artistes guadeloupéens, Anaïs Verspan, Samuel Gélas et Ronald Cyrille alias Black Bird, ainsi qu’une trentaine de créations d’élèves écoliers, collégiens et lycéens de toute la Guadeloupe. Les créations des élèves ont été réalisées au cours de l’année scolaire précédente, à l’occasion d’ateliers avec les artistes dans les différents établissements scolaires.
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Comme le précise Anaïs Verspan, «les jeunes sont ici à l’honneur car ils sont les artistes de demain. Pendant ses ateliers j’ai « kwazé Konpen Lapen », j’ai rencontré « Konpè Zamba », j’ai ri avec la diablesse et surtout créer avec vous notre conte. »

Le public venu nombreux a pu découvrir la multiplicité des œuvres et des techniques : peinture, sculpture, photographie et vidéo. Les sources d’inspiration sont également très variées et montrent à quel point les jeunes artistes en herbe savent puiser dans le patrimoine, en particulier dans le contre créole, tout comme ils empruntent volontiers les icônes de la culture américaine pour se raconter (autrement).

Performance artistique « Il était une fois »

Lors du vernissage, les élèves de l’option Arts plastiques du Lycée Gerville Réache ont proposé au public présent une performance artistique à partir de bois flottés peints et une déclinaison des éléments bien connus des contes.
Performance artistique

Remise de prix

Une remise des prix a également eu lieu, en présence de M. Emmanuel Mormin (Proviseur du Lycée Gerville Réache), M. Jean-Claude Nelson (vice-Président de la Commission Culture de la Région Guadeloupe), Mme Valérie Samuel-Césarus (Vice-Présidente de la Commission Tourisme et membre de la Commission Culture), Mme Gilda Gonfier (Directrice adjointe culture et sports), Mme Myriam BADIA (Chef de service Arts plastiques, Cinéma, Édition), Mme Jocelyne Massina (Chef de service Spectacle vivant) et des représentants de la DAC Guadeloupe et de la Mairie de Gourbeyre, partenaires de la manifestation.
L'artiste Ronald Cyrille
Huit prix ont été remis aux chefs d’établissements, enseignants et élèves des établissements scolaires suivants : École maternelle Félicité Coline de Petit-Canal, Collège Bois Rada de Sainte-Rose, Collège Front de mer et Collège Sadi Carnot de Pointe-à-Pitre, Lycée Chevalier de Saint-Georges et Micro-Lycée aux Abymes (lycée de la seconde chance), Lycée Gerville Réache et Lycée de Versailles de Basse-Terre.
Les élèves de Gerville Réache recevant leur prix
L’Hôtel de Région est resté exceptionnellement ouvert toute la journée du samedi 21 septembre à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.
L’exposition est visible en accès libre et gratuit jusqu’au vendredi 27 septembre inclus. Une version itinérante de l’exposition circulera ensuite dans les établissements scolaires de la Guadeloupe durant toute l’année scolaire.
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Rencontre avec l’artiste Laura HENNO

Lundi 30 septembre, l’artiste photographe et vidéaste Laura HENNO a animé trois rencontres-débats autour de ses créations au Lycée Gerville Réache, à l’occasion du Festival Images organisé par OCEA (commissariat : Régine Cuzin) et la Ligue des Droits de l’Homme Guadeloupe, en partenariat avec le festival Monde en vues.

Durant la matinée, Laura Henno a présenté une vidéo intitulée Koropa (durée : 20 min.) aux étudiants en classes préparatoires littéraires 2ème année et leur enseignant d’histoire, M. Delatre, puis aux élèves de Terminale option de spécialité Arts plastiques de M. Gorin.

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Si la vidéo d’art a pu dérouter certains élèves par sa forme et ses choix esthétiques, les échanges qui ont suivi la projection ont été intenses car le sujet abordé a touché nombre d’élèves et étudiants : Patron, un jeune Comorien de 13 ans, suit l’apprentissage de son père adoptif pour apprendre à piloter un bateau. Bateau qui, bientôt, mènera à son bord des voyageurs clandestins vers Mayotte. Tous les risques reposent sur les frêles épaules du jeune orphelin qui devra ainsi apprendre à protéger les passeurs qui travaillent dans son ombre, à l’abri des poursuites et des griffes de la PAF.

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L’après-midi, Laura Henno a échangé avec les élèves de Terminale option facultative Arts plastiques de Mme Xarrié, autour notamment de la série photographique qu’elle a récemment réalisée dans la cité de Slab City en Californie, une ancienne base militaire américaine en plein désert de Salton Sea devenue un lieu de campement sans aucune juridiction où viennent s’installer des centaines d’irréductibles en quête de liberté.

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Interview de l’artiste sur TV5 Monde

Entretien à propos de quatre photographies de Laura Henno

À propos de quatre photographies de Laura Henno, entretien avec l’artiste (07/10/2015) from MACVAL Productions on Vimeo.


Interview RCI Guadeloupe

Dimanche 23 juin 2019, dans le cadre de l’émission radio Le cas Soulez de RCI, la journaliste Judith a souhaité interviewer des élèves ayant participé à l’exposition Gaspillages, à l’occasion de sa présentation à la Médiathèque Bernadette Cassin Pierrot de Saint-Claude.

Deux élèves du Lycée Gerville Réache ont répondu à ses questions :
Chjara Benedetti, lauréate du concours en 2018 alors en 3ème au Collège Rémi Nainsouta, et Dorine Clavier, élève en Terminale S et inscrite à l’option facultative d’Arts plastiques.

Nous vous invitons à les écouter :

https://wianart.tumblr.com/post/185842373363/judith-de-rci-guadeloupe-a-souhait%C3%A9-interviewer


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Rencontres Professionnelles du Développement Durable

A l’invitation de la DEAL Guadeloupe et de la CCI îles de la Guadeloupe que nous remercions sincèrement, quatre élèves volontaires du Lycée Gerville Réache ont participé à la 2ème édition des Rencontres professionnelles du Développement Durable au Centre World Trade Center (CWTC) de Jarry.

Mon engagement pour la planète from cdi lgr on Vimeo.

Le mercredi 15 mai 2019, les quatre élèves, accompagnés de leur enseignante Mme Carole REDT, ont pu prononcer un discours sur leur engagement éco-citoyen devant un parterre de chefs d’entreprise, de jeunes entrepreneurs et responsables territoriaux.

Interview des 4 élèves from cdi lgr on Vimeo.

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Ainsi, Adjaya ABIDOSE, Chjara BENEDETTI et Néhémie EDMOND, tous trois élèves en 2nde10, ainsi que Valentin BANMEYER, élève en 1ère L, ont impressionné l’auditoire présent par la justesse de leur propos sur l’urgence climatique et la nécessité de s’engager pour préserver l’environnement et protéger la planète contre notre propre activité.

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Durant les deux jours des Rencontres professionnelles du Développement Durable, l’exposition GASPILLAGES a été proposée au public présent. L’exposition a suscité une attention particulière parmi les stands de professionnels où figurait en bonne place l’innovation technologique au service de la protection de l’environnement et de la lutte contre les gaspillages.

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Sexisme

Nous vous invitons à lire le texte de Chjara Benedetti, élève en Seconde au Lycée Gerville Réache. Un cri du cœur contre le sexisme.

SEXISME

C’est étrange les genres lorsque j’y pense. Je comprends l’explication biologique sur la différence des corps. Après tout, la survie de notre espèce dépend de l’union de deux êtres. La science me semble rationnelle et logique mais la mentalité de nos sociétés m’échappe. Qu’il y ait plusieurs milliers d’années, les « mâles » se soient considérés plus forts, plus intelligents (en d’autres termes tout simplement : mieux), que les « femelles ». Le fait qu’ils se soient par conséquent sentis légitimement supérieurs à elles, ressemble comiquement à une mauvaise blague. Mais la réalité n’est pas comique, l’est-elle ?

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Concentrons-nous sur la mauvaise blague ; une sorte de caméra cachée, de « prank », ou même une mise en scène. Essayons d’imaginer pendant une fraction de seconde que tout ceci ne fut qu’une grande farce. La servitude féminine n’est que le simple gage d’un pari perdu, le rabaissement social une plaisanterie amusante d’un groupe d’amis qui rigolent, le mariage forcé n’est que le dragueur lourd mais gentil de la bande, le viol un jeu de mains sans conséquences, la violence conjugale une claque amicale dans le dos, l’interdiction à l’éducation un complot enfantin innocent, le sexisme une affaire de point de vue et l’excision un bizutage.
Essayons pendant une fraction de seconde. Faisons-le ensemble, voulez-vous ? Tendons à ne pas blâmer, mais à comprendre nos chers frères, nos chers pères, nos cousins, nos oncles, nos grands-pères et tous nos ancêtres avant eux. Ouvrons notre esprit à cette possibilité.
Voyez-vous, j’ai parfois espéré que les mentalités soient différentes. Mais la réalité m’a rattrapée. Finalement, la tortue n’a pas gagné la course, le lièvre courait trop vite et le chemin était plus court que ce que l’on croyait.
Enfant, je ne voyais pas la différence. J’avais entendu parler des problèmes que rencontraient les femmes dans la vie de tous les jours et dans le monde, mais ces rumeurs n’étaient que science-fiction, un écho lointain que je connaissais mais ne comprenais pas. Les enfants ne voient pas de différences, parfois ils ne cherchent tout simplement pas de différences. Du moins, ce n’était pas mon cas. Puis nous avons grandi et nous avons découvert la vision des adultes, ou plutôt la vision que la société nous a imposée.
Je connaissais les problèmes que rencontraient les femmes, je connaissais les tortures mentales et physiques que beaucoup subissent mais je n’avais jusqu’alors jamais pensé aux conséquences qu’ont ces actes. J’ai découvert la peur, la colère, la mort, la crainte, l’abandon, la honte, le suicide, le mensonge et le fait que tout cela soit normal ainsi que commun.
J’ai voulu donner mon avis, dire ce que je pensais, exprimer ma surprise. Mais on m’a pris de haut, on m’a parlé pour m’apprendre à accepter que c’est la vie, qu’elle n’est facile pour personne mais que c’est comme ça. On m’a fait comprendre que j’étais dans cette case, que j’en faisais partie. C’était choquant de passer de spectatrice à actrice de cette réalité. Moi qui pensais être quelqu’un, on m’a fait comprendre que j’étais une fille.


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Exposition Gaspillages

Depuis 2017, le Collège Richard Samuel et le Lycée Gerville Réache se sont associés pour organiser un concours académique de photographies en lien avec l’Éducation au Développement Durable, en partenariat avec le Rectorat, le Conseil Départemental, le Conseil Régional et la DEAL Guadeloupe.

Article en ligne sur le site de la DEAL Guadeloupe

2017/2018, 1ère édition : Nature & Plastique

Près de 350 photos avaient été reçues qui célébraient toutes la beauté de la nature tout en dénonçant la pollution des déchets plastiques en milieu insulaire. Une sélection de 10 photographies avait donné lieu à une exposition sur les espaces extérieurs du Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre, du 19 mai au 8 juin 2018 (photos ci-contre).
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2018/2019, 2ème édition : Gaspillages

Cette année, la 2ème édition du concours photo a été placée sous le thème des GASPILLAGES.
Photo de Malia Michaux-Vignes (Collège de Gaulle, Le Moule)
Ouvert aux élèves et étudiants âgés de 9 à 20 ans, soit de la classe de CM1 aux filières post-BAC, cette 2ème édition du concours vise à sensibiliser les jeunes Guadeloupéens et indirectement le tout public à la question des gaspillages sous toutes ses formes : gaspillage alimentaire, gaspillage énergétique dont eau et électricité, mais aussi gaspillage en biens de consommation ou en déchets non valorisés.

Le mercredi 13 février 2019, au Lycée Gerville Réache, s’est réuni le jury du concours composé de représentants des différents partenaires dont DEAL Guadeloupe avec M. Philippe Wattiau (Chef de la Mission Développement durable et Évaluation Environnementale à la DEAL Guadeloupe) et son adjointe Mme Nicole Erdan (en charge du Pôle Transition écologique et Croissance Verte), M. Camille Elisabeth (Conseil régional), M. Audrey Phibel (Conseil Départemental et responsable de la programmation à l’Habitation La Ramée de Sainte-Rose).
Présidé par le photographe Philippe Virapin et l’artiste de land art, réalisatrice et éco-designer Guy Gabon, le jury a choisi parmi les 400 photographies reçues des quatre coins de l’archipel une sélection de 18 photos qui, chacune à leur manière, illustrent les différentes situations de gaspillages sans négliger la dimension sensible et artistique qui nous semble propice à alerter durablement les consciences.

Les 18 lauréats âgés de 10 à 19 ans ont été récompensés par la remise d’un prix à l’occasion du vernissage de l’exposition qui s’est tenue à l’Habitation La Ramée de Sainte-Rose du 22 mars au 20 avril 2019. L’exposition qui rassemble les 18 photographies s’accompagne de deux panneaux informatifs sur les gaspillages à l’échelle régionale, nationale et internationale.

Deux performances artistiques lors du vernissage de l’exposition

Performance Gaspillages from Réache Gerville on Vimeo.

Une première performance a été présentée au public en ouverture du vernissage par les élèves de l’option Théâtre de M. Christophe Cherki, en lien avec la profusion des emballages et déchets plastiques, dans laquelle nous semblons nous complaire et nous délecter. Sans véritable réutilisation, les déchets non recyclés, non valorisés, représentent une part importante de nos gaspillages.

Performance Gaspillages 2 from Réache Gerville on Vimeo.

Puis une deuxième performance signée des élèves de l’option facultative d’Arts plastiques de Mme Annabelle Xarrié en lien avec la profusion d’informations sur support papier que nous consommons inlassablement à l’ère du numérique.

Les lauréats du concours de photographie

Parmi les 18 lauréats, 4 sont des élèves de Terminales option Arts plastiques du Lycée Gerville Réache : Nalya Léonce (5ème Prix)
Photo de Nalya Léonce
Dorine Clavier (7ème Prix)
Photo de Dorine Clavier
Kathleen Urcel (11ème Prix)
Photo de Kathleen Urcel
Morgane Buchheit (14ème Prix)
Photo de Morgane Buchheit
A compter du 21 avril 2019, l’exposition est proposée en itinérance aux établissements scolaires et collectivités qui le souhaitent, avec un prêt gratuit de 1 à 2 semaines. Le planning pour accueillir l’exposition est d’ores et déjà rempli jusqu’à la fin de l’année 2019 avec pas moins de 4 écoles, 6 collèges, 3 lycées, 1 mairie (Saint-Claude) et 1 médiathèque (Port-Louis). A noter également que l’exposition sera visible au WTC de Jarry les 14 et 15 mai 2019, à l’occasion des Rencontres professionnelles du Développement Durable organisées par la CCI Guadeloupe.
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Les organisateurs du concours photo se sont d’ores et déjà donnés rendez-vous pour la 3ème édition en 2019/2020 qui pourrait être placée sous le signe des RECYCLAGES…


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Rencontre avec P. Blanchard et B. Stora – vendredi 21 décembre 2018

A l’occasion de la visite de l’exposition « Zoos humains » , les étudiants de prépas ECE 2 encadrés par leurs enseignantes Mmes Titeca Beauport et Kuessan, ont eu la possibilité de rencontrer les historiens Pascal Blanchard et Benjamin Stora autour de la question de la France coloniale !

Une conférence de haute volée qui a permis d’aborder les paradoxes de l’entreprise coloniale française, les notions d’identités ; du caractère précurseur de ces identités diasporiques et des violences à la fois symboliques et effectives sur les corps.
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La conférence s’est achevée sur les leviers permettant à tous de vivre ensemble et de construire une politique constructive : le savoir et le dialogue.

Une belle mise en perspective pour ces étudiants dont la thématique en Culture générale s’articule autour du thème de la mémoire.


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Les Dactylos

Du 16 au 20 février, les deux comédiens de la compagnie Oxymore sont en résidence dans un appartement du Lycée Gerville Réache afin de proposer plusieurs représentations de leur spectacle original intitulé LES DACTYLOS (cf. dossier artistique).

Lundi 18 février, les deux comédiens vêtus à la mode des années 50 et équipés du fameux stylo BIC et d’une machine à écrire, ont fait irruption dans deux salles de classe, à la surprise générale des élèves de 1ère L1 (avec Mme Larifla) et 2nde 4 (avec Mme Marot).

Les Dactylos et 1L1 from CDI Gerville Réache on Vimeo.

Leurs enseignantes étaient informés de leur venue dans la classe mais pas les élèves qui pensaient assister à un cours de français « classique ». Rapidement, la stupéfaction des élèves fait place aux rires et à l’intérêt grandissant.

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Les deux comédiens présentent le guichet ICI, Itinérante de Courrier entre Inconnus, une entreprise fictive dirigée par Monsieur Marcel Berticot et Mademoiselle Thérèse Bobinot, personnages burlesques et hauts en couleurs. Leur devise est ambitieuse : « Sans destination, nous avons l’assurance que la lettre que nous confie notre client arrive à bon port ! »
Marcel et Thérèse proposent alors aux élèves de découvrir une lettre que leur a adressée un inconnu, quelques part en France hexagonale ou sur l’île de la Réunion, précédente étape de la compagnie de théâtre.
« Quelqu’un que vous ne connaissez pas vous a écrit quelque chose. Voulez-vous récupérer votre courrier ?  » Cette lettre est choisie en fonction d’un thème, d’un ressenti, que le destinataire partage avec l’inconnu qui a rédigé le courrier. Après avoir lu la lettre, les deux comédiens lancent un atelier d’écriture personnel et poétique.

Les Dactylos et 2nde 4 from CDI Gerville Réache on Vimeo.

La participation des élèves est exceptionnelle et les volontaires se bousculent pour lire leurs productions écrites.
Les deux comédiens sont fiers et agréablement surpris par le succès rencontré auprès des élèves des deux classes. Souvent, les « volontaires » doivent être désignés par les comédiens mais pas à Gerville Réache où l’envie de jouer avec les mots est très communicative.

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La dernière prestation qui aura lieu pendant la récréation de l’après-midi rencontrera elle aussi un grand succès. Élèves, professeurs et personnels du lycée se pressent pour découvrir le spectacle inhabituel dans la cour des manguiers. Chacun veut lire son courrier, échanger avec ses voisins de lecture puis écrire à son tour une lettre à un inconnu avec qui ils partageront un point commun : aimer regarder les couchers de soleil, vouloir 1000 vies en une, avoir perdu un être cher, aimer prendre soin de la nature…

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Ainsi, les deux comédiens mettent en place une chaîne aussi symbolique que poétique au fil de l’itinérance de cette intervention artistique drôle, citoyenne et décalée.

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Après une intervention similaire au Collège Richard Samuel de Gourbeyre mardi 19 au matin, le spectacle Les Dactylos part en tournée sur toute la Guadeloupe à compter du mercredi 20 février. Au programme notamment : Sainte-Anne, Université de Fouillole, Marché de Basse-Terre samedi 23 février au matin, Le Moule puis direction Saint-Martin.
Si vous aussi, vous écrivez à un inconnu, vous aurez peut-être la chance de voir votre lettre publiée dans le livre que la compagnie Oxymore s’apprête à publier en septembre 2019, aux éditions, et qui rassemblera un florilège des plus beaux courriers écrits par des inconnus.